L’équilibre acido-basique, une formule essentielle à la vie.

Tout d’abord, comment allez-vous ?
Vous êtes fatigué au réveil, même après une bonne nuit de sommeil ?
Vous manquez d’énergie, vous avez un peu mal partout, des courbatures fréquentes ?

Vous avez une peau sèche, des cheveux ternes ?
Vous digérez mal et n’arrivez pas à perdre du poids ?
Avez-vous le "blues" ou le "spleen" (déprime) ?
Et vos gencives, sont-elles enflammées ou sensibles, saignent-elles facilement ?
Et vos dents, sensibles au froid, au chaud, au sucre, à l'acidité ? Avez-vous des caries facilement ?
Votre peau est-elle bien hydratée et souple ou bien sèche, fissurée ou crevassée ?
Et vos ongles, sont-ils forts, solides, lisses, roses, avec de belles lunules larges et bien démarquées ou bien fragiles, cassants, dédoublés, tâchés, striés ?
La nuit, avez-vous des crampes ou des spasmes musculaires ?
Vos os et vos articulations craquent-ils facilement, surtout le matin au lever?
Êtes-vous sujet à une sciatique (nerf coincé dans la colonne vertébrale) ?
Ressentez-vous la douleur rapidement ?
Attrapez-vous facilement les rhumes ou autres infections microbiennes qui traînent ?

Loin de moi le besoin de vous trouver un « petit quelque chose » à tout prix ou de vous transformer en malade imaginaire…mais y avez-vous déjà pensé : et si l'acidose vous guettait ?

Si vous cumulez les symptômes, il y a de grandes chances pour que votre organisme soit trop acide. Et avant que cela n'empire, il serait peut-être temps de faire quelque chose...

A la découverte de l'acidose, pourquoi ça dérape ?

D’abord parce qu’on mange souvent mal. En cause, de manière générale, la nourriture industrielle et raffinée, mais aussi la viande rouge en excès, la charcuterie, les fromages, les sucreries, l’alcool, le café, les condiments et le vinaigre (sauf celui de pomme), qui exigent une digestion compliquée, donc acidifiante.

Ensuite, parce que notre corps est soumis à un excès de stress, très oxydatif, mais également à une mauvaise respiration, à un manque de sommeil, à une atmosphère polluée.

Tous ces facteurs sont source d’acides, qui rendent les liquides vitaux épais et lents, moins à même de distribuer les nutriments (vitamines, minéraux, oligoéléments) aux organes. Le corps, obligé de puiser dans ses réserves, s’épuise.

A des degrés divers, la plupart des gens en souffrent, ce qui perturbe beaucoup de fonctions métaboliques du corps et nuit à la santé ; d’autant plus qu’avec l’âge, nos systèmes de régulation sont moins performants.

Une petite mise au point : dans cet article, seule l’acidose chronique de faible niveau est prise en compte, et en aucun cas l’acidose métabolique aigüe, qui est un trouble grave.

Comprendre l'équilibre acido-basique

Le corps humain est conçu pour maintenir un équilibre pH très délicat dans ses liquides, ses tissus et ses systèmes.  Cependant, vu que la plupart des réactions biochimiques essentielles à la vie se déroulent dans un environnement aqueux, c’est le plasma sanguin et les liquides interstitiels entourant les cellules qui sont les plus sensibles au déséquilibre acide-alcalin

Lorsque ces liquides sont maintenus à un niveau de pH entre 7.35 à 7.45, notre système immunitaire opère sous des conditions optimales et il est capable de combattre des maladies et des infections

Par contre, l’hyper acidification de l’organisme est un état dangereux, qui affaiblit les systèmes de notre corps et peut créer un environnement interne propice à la maladie et peut même causer à la mort dans le pire des cas (on a alors une acidose métabolique aigüe).

Heureusement, notre corps dispose de plusieurs mécanismes d’autorégulation qui nous protègent des fluctuations des niveaux de pH dans notre sang.

L'un des mécanismes de contrôle du pH du corps est le système des tampons acide-base

Ceux-ci emploient notamment les bicarbonates, phosphates et protéines pour alcaliniser le corps.

 

Voyons donc comment cela fonctionne, avec un peu de …chimie…

Le bicarbonate est l'une des plus importantes solutions tampon de notre organisme. 

Lorsque le dioxyde de carbone (CO2) se mélange avec de l’eau (H2O), il se forme de l'acide carbonique (H2CO3).  Lorsque l’acide carbonique se dissout dans un environnement aqueux, il libère une molécule appelée ion de bicarbonate (HCO3-). 

Les ions de bicarbonate agissent comme des solutions tampons car ils s’associent avec des ions alcalins chargés positivement tels que les ions de calcium, de sodium, de potassium et de magnésium et aident le corps à neutraliser une augmentation du niveau d’acidité dans le sang.

En résumé, les solutions tampons sont des substances capables de stabiliser le pH en solution aqueuse.  Les solutions tampons alcalines (base) sont relâchées dans la circulation sanguine lorsque le sang devient trop acide, et inversement, les solutions tampons acides entrent en jeu lorsque le pH du sang devient trop alcalin.

Malheureusement, notre régime alimentaire occidental et notre style de vie ajoutent un fardeau acide supplémentaire à notre corps et le système de solutions tampons du sang ne peut pas toujours suivre.  Cela conduit à une acidification progressive de notre sang et notre corps doit alors se tourner vers d’autres mécanismes pour tenter de se protéger.  

Toutefois, ces mécanismes de rechange peuvent aussi déclencher d’autres types de problèmes : ils peuvent conduire à un gain de poids, à un vieillissement prématuré et à l’apparition de plusieurs maladies.

 

Mais que peut-il donc bien se passer alors ?

Accumulation de déchets métaboliques

Toutes les cellules vivantes dans notre corps produisent des déchets métaboliques.  Les nutriments provenant de la nourriture sont distribués à chaque cellule et sont brûlés avec de l’oxygène pour produire de l’énergie afin que nous puissions vivre. 

Les nutriments brûlés sont des déchets métaboliques, ils sont surtout acides et sont envoyés hors de notre corps par nos diverses voies d’élimination.  Cela explique pourquoi l’urine et la transpiration sont acides par exemple.

Toutefois, le problème c’est que si notre environnement interne n’est pas maintenu dans un état d’équilibre de pH, la capacité de notre corps à éliminer les déchets métaboliques ralentit.  Afin de se protéger, le corps convertit les déchets acides en déchets solides et les emmagasine dans des parties moins critiques du corps.  

L’accumulation de déchets métaboliques peut apporter plusieurs problèmes de santé, incluant un excès de poids, des artères bouchées, de l’arthrite, des pierres aux reins et diverses autres maladies chroniques.

Diminution du calcium

Le calcium est un minéral essentiel à notre santé.  Il est non seulement important pour la densité osseuse, mais il joue aussi un rôle important dans la régulation de la pression artérielle, des fonctions nerveuses et de la coagulation sanguine. 

Lorsque le sang commence à devenir trop acide et que la réserve de solution tampon alcalin dans le sang est insuffisante pour neutraliser cette acidité, le sang cherchera par d’autres moyens d’atteindre l’équilibre du pH. 

Puisque le calcium est un minéral très alcalinisant, le corps commencera alors à aller puiser le calcium présent dans les os et les dents dans le but d’équilibrer le niveau de pH du sang. 

Avec l’augmentation de l’acidité de l’organisme, le calcium est de plus en plus retiré des os.  Si rien n’est fait sur une longue période de temps, cette situation peut conduire à une perte de densité osseuse qui mène à l’ostéoporose.

Empilement des cellules sanguines et formation de rouleaux

Les globules rouges fournissent l’oxygène, les acides aminés, les électrolytes et les vitamines aux cellules et aux tissus de notre corps et recueillent le dioxyde de carbone et les toxines afin de les éliminer. 

Les globules rouges sains sont entourés d’une charge négative, de sorte qu’ils sont constamment repoussés les uns des autres lors de leur déplacement dans le système circulatoire.  Cela leur permet de relâcher efficacement les nutriments et d’absorber les déchets métaboliques.  

Toutefois, lorsque le sang devient plus acide, les globules rouges perdent leur charge négative et commencent à s’agglomérer, dans un processus appelé « formation de rouleaux ». Lorsque cela se produit, la surface d’échange des globules rouges est réduite et le taux de transfert du sang ralentit.  Donc, la capacité du corps à se régénérer est compromise.

Comment déterminer que l’alimentation moderne est trop acidifiante ?

Notre alimentation est devenue trop riche en sucres rapides, sodas, graisses raffinées, fromages, céréales raffinées et viandes. Les légumes, fruits, noix et produits complets (non raffinés) sont trop peu consommés.

Il existe un indice établi pour chaque aliment, reflétant leur potentiel acidifiant ou alcalinisant : c’est l’indice PRAL.

Le PRAL prend en compte les résidus laissés par les aliments, qui sont alcalins ou acides, influençant l’équilibre du corps.

 

L’indice PRAL

L’indice PRAL (pour Potential Renal Acid Load (charge rénale acide potentielle en français…) représente la charge acide potentielle d’un aliment, c’est-à-dire son effet acidifiant ou alcalinisant sur l’organisme. Il s’exprime en mEq*/100 g.

Si l’indice PRAL est supérieur à 0, l’aliment est acidifiant. Si l’indice PRAL est inférieur à 0, l’aliment est basifiant (ou alcalinisant). L’indice PRAL d’un aliment dépend de son contenu en protéines et en minéraux, mais aussi de son taux d’absorption et de son métabolisme.

* l’unité milliéquivalent exprime les quantités d’ions contenus dans un liquide. Elle mesure la capacité, dans ce cas, des ions à se combiner à d’autres. 1 Equivalent = 1000 milliéquivalent ou mEq

Pour prévenir l’acidose chronique, il faut donc limiter les aliments acidifiants à indice PRAL élevé.

Pour information, l’indice PRAL de l’alimentation paléolithique était en moyenne de 88 mEq/j, donc alcalinisante, alors que celui de l’alimentation moderne est en moyenne de + 48 mEq/j, donc acidifiante.

On retiendra que :

  • sont acidifiants : viandes, poissons, charcuteries, fromages, céréales raffinées (pain blanc, pâtes non complètes, riz blanc…).
  • sont alcalinisants : fruits et légumes (frais ou secs), certaines légumineuses, certains féculents (pomme de terre).

Et vous, comment êtes-vous de l’intérieur ?

Êtes-vous trop acide ?

L’acidose légère peut causer des problèmes tels que:

  • Gain de poids, obésité et diabète

  • Inflammation aux articulations, arthrite

  • Brûlures urinaires, pierres aux reins

  • Maladies cardiovasculaires

  • Immunodéficience

  • Ostéoporose, augmentation des caries dentaires

  • Problèmes hormonaux

  • Vieillissement prématuré

  • Dégâts dus aux radicaux libres

  • Baisse d’énergie et fatigue chronique

  • Digestion et système d'élimination au ralenti

  • Mauvaise assimilation des nutriments

  • Déséquilibre de la flore intestinale

  • Prolifération fongique et de levures

  • Douleurs musculaires et tendineuses, crampes

  • Mauvaise haleine

  • Transpiration excessive et malodorante

  • Epuisement du système nerveux

  • Tendance dépressive

Qu'est-ce qui nous rend acide?

  • CE QUE NOUS MANGEONS incluant la viande, le poulet, les produits laitiers, les produits céréaliers, les aliments raffinés et transformés, la malbouffe.
  • CE QUE NOUS BUVONS incluant le café, les boissons gazeuses, l’alcool, plusieurs types d’eau (distillée, embouteillée).
  • CE QUE NOUS PENSONS incluant le stress, les soucis, l’anxiété et les pensées négatives.
  • LA POLLUTION ET LES TOXINES qui sont omniprésentes dans le monde dans lequel nous vivons.
  • L'ACTIVITÉ PHYSIQUE INTENSE qui produit de l’acide lactique.
  • LA DÉSHYDRATATION qui ralentit la capacité de l’organisme à se nettoyer par les reins.
  • L'USAGE DU TABAC ET DE DROGUES

 

Alors que faire pour aider votre corps à rétablir un pH normal ?

Les clefs se trouvent dans nos habitudes de vie et bien sûr, dans l’alimentation.

D’abord, miser sur une bonne hygiène de vie, c’est-à-dire adopter des habitudes qui préservent, nourrissent ou guérissent le corps.

Respirer, bouger, transpirer, les bons réflexes anti-acidité.                                                                                   Le pire ennemi de notre équilibre acido-basique, c’est le stress (qui vide nos réserves de magnésium) et l’hyperactivité mentale : boostés par les mauvaises nouvelles en boucle, un rythme de travail de plus en plus rapide et les champs électromagnétiques des ordinateurs et des portables…

La parade ? La respiration, elle permet d’évacuer 80% des déchets.

Des conseils ? Se réveiller de façon cool, s’offrir 30 mn de paix pour penser à soi et à sa journée, sans télévision, ni ordinateur, ni portable. Matin et soir, faire 15 inspirations-expirations ventrales profondes.

Et on n’oublie pas de bouger. Marcher, nager, danser ou s’étirer favorisent une saine respiration (mais pas au milieu des voitures !), les poumons régulent et éliminent les acides du corps. Mais attention, pas de sport à outrance, car l’acide lactique vient alors inonder les muscles : une petite séance deux fois par semaine, c’est déjà bien.

Ensuite on boit : de l’eau de bonne qualité, suffisamment, et aussi des infusions de thym, de menthe, de citron, pour éliminer les acides par les reins.

Et on se programme un hammam de temps en temps, avec un bon gommage, la transpiration ayant un rôle tout aussi important dans ce système de régulation acido-basique.

Et on n’oublie pas de rire, échanger, rencontrer des gens, se réaliser, être utile.

Un sommeil de qualité et suffisant est très important, ainsi qu’un moment de relaxation chaque jour (important avant le coucher).

Finalement, éliminer la surcharge de stress et apprendre à mieux le gérer au besoin, être bien dans sa peau.

Quelques explications plus détaillées

Le stress, le surmenage et le mauvais sommeil sont acidifiants à cause des troubles d’assimilation, des troubles de circulation et de la mauvaise oxygénation des tissus qu’ils entretiennent.

Le manque de vitamines et minéraux : les systèmes tampons du corps qui neutralisent les substances acides produites en permanence par le corps ont besoin de vitamines et d’oligo-éléments pour bien fonctionner.

Le manque d’exercice physique et la mauvaise respiration, le tabac, font que l’oxygène manque pour métaboliser et neutraliser certains acides.

L’avancée en âge : les reins perdent de leur efficacité, tout comme les poumons. Les échanges et processus d’élimination sont moins performants, donc en faveur de l’acidité.

De mauvais systèmes d’élimination : les reins, le foie, le côlon et la peau sont des organes d’évacuation, qui doivent bien fonctionner pour éliminer les acides. S’ils fonctionnent mal, l’acidité n’est pas bien compensée dans le corps.

Un déséquilibre de la flore intestinale et des perturbations digestives peuvent induire des fermentations intempestives, capables de produire des acides absorbés par la muqueuse intestinale, alors que normalement, sous l’effet des sels biliaires et pancréatiques, les aliments sont alcalinisés avant leur entrée dans l’intestin grêle.

Les diarrhées conduisent à l’acidose (perte de bicarbonates) alors que les vomissements la diminuent.

 

Quelles peuvent être les conséquences d’un excès d’acidité sur la santé ?

Perturbation des fonctions vitales

Les réactions métaboliques nécessitent un pH particulier pour bien s’effectuer, notamment pour que les enzymes soient activés et déclenchent ces réactions vitales. La modification du pH (de l’équilibre acidobasique) peut nuire en particulier :

– aux fonctions d’assimilation des nutriments au niveau digestif et d’élimination des toxines (surtout par le foie). Les acides se lient aux protéines du tissu conjonctif comme le collagène, et la souplesse et la perméabilité des membranes d’échanges se perdent. La microcirculation est moins bonne dans les tissus et les organes.

– aux fonctions de construction et réparation dans les cellules.

– à la lutte contre les radicaux libres (systèmes antioxydants).

Le stockage des déchets acides

Si le corps est dépassé dans sa régulation du pH et l’élimination des déchets acides, il doit les stocker dans les tissus, hors de la circulation sanguine. Apparaissent alors des phénomènes comme : des inflammations articulaires, tendineuses…par exemple avec les dépôts d’acide urique ou oxalique.

La déminéralisation

Des études scientifiques montrent par ailleurs qu’un excès d’acidité peut favoriser la déminéralisation (ostéoporose) mais aussi la fonte musculaire, certains calculs rénaux, etc…

En effet, nos systèmes tampons utilisent des minéraux alcalinisants (calcium, magnésium, potassium…) qu’ils vont puiser dans le corps, en particulier les os.

De même, certains acides aminés peuvent être pris dans les muscles pour réduire l’acidité. Il a été montré que les sujets de plus de 65 ans qui consommaient plus de fruits et légumes avaient une masse musculaire supérieure aux autres et préservaient ainsi mieux leurs muscles.

Ceci concerne donc l’acidose métabolique latente qui peut se corriger par l’alimentation et l’hygiène de vie.

Notons cependant que si les apports alimentaires en calcium et en protéines (sources d’acides aminés) sont suffisants, ils sont capables de compenser la perte qui se fait pour contrebalancer l’acidité.

Les calculs rénaux

L’élimination du calcium est proportionnelle à l’élimination totale d’acides par le rein, et donc aux aliments acidifiants. La prise de citrates de magnésium/potassium (sels alcalinisants) a été montrée efficace contre la formation de calculs rénaux.

La solution à privilégier ? Améliorer notre équilibre grâce à l’alimentation

Si vous êtes une personne bien-portante et/ou peu acidifiée, une correction alimentaire bien menée et prolongée dans le temps, peut suffire pour le rétablissement progressif de votre équilibre acide-base. Si vous souffrez d’une pathologie et/ou si votre organisme est très acide, il se peut que cette seule correction alimentaire ne soit pas suffisante : il sera alors peut être nécessaire pour vous d’avoir recours aux compléments alimentaires alcalinisants. Parlez-en à votre médecin lors de votre suivi habituel.

Visez une alimentation diminuant l’acidité du corps :

  • Buvez beaucoup d’eau : des eaux minérales plates alcalines

  • Remplacez un déjeuner traditionnel par une copieuse salade verte

  • Utilisez des feuilles de salade et de chou pour vos sandwichs au lieu du pain

  • Essayez de ne pas consommer d’aliments transformés

  • Buvez des infusions, des décoctions, des boissons vertes, de l’eau de coco, ajoutez du jus de citron ou de lime à votre eau

  • Remplacez le lait et les produits laitiers par le lait de coco ou le lait d’amande

  • Faites des jus ou des smoothies verts frais (voir quelques recettes en fin de cet article), qui vous donneront une profusion de minéraux alcalinisants

  • Surtout plus de légumes et des fruits, des fruits secs, noix et graines germées

  • Consommer des céréales, farines, pâtes… complètes (non raffinées), en les choisissant de qualité.

  • Manger le soja et ses dérivés sous forme fermentée

  • Diminuer les quantités d’aliments au repas du soir pour aider le foie à faire son travail nocturne de détoxication.

  • Réduisez le stress dans votre vie

En évitant ou en diminuant fortement certains aliments

Ces aliments sont des producteurs d’acides. Lors de leur transformation (par la digestion notamment) ils libèrent des métabolites acides, responsables de l’acidification de l’organisme.

  • Les produits transformés

  • Le sucre et les édulcorants artificiels

  • Le sel (contient du chlore, qui est acidifiant)

  • Le café et le thé noir

  • Les produits d’origine animale : viande, poisson, œufs, lait, fromage

  • Les céréales raffinées : riz, pâtes, farine, pain...

  • Certaines légumineuses : lentilles...

  • Certains oléagineux : noix, noix de cajou

  • Les boissons gazeuses, sodas

  • La bière

 Mention particulière pour les aliments « à éviter » : les sucres raffinés et les produits sucrés (je ne le répèterai jamais assez !), l’alcool, les sodas, l’excès de céréales (et surtout les farines blanches raffinées), l’excès de sel, de café et cacao, les aliments industriels tout préparés, les huiles raffinées industrielles…

Notez que, encore une fois, ceci se rapproche d’une alimentation ancestrale paléolithique, que l’on trouve encore chez certaines peuplades qui s’en portent très bien.

Les légumes, les baies, les noix et les graines devraient faire partie de nos repas, comme c’était le cas avant l’invention de l’agriculture des céréales et l’industrialisation des produits alimentaires. Notre façon de manger a totalement changé durant les 200 dernières années, mais pas notre ADN. Nous avons le même type de corps qu’il y a des dizaines de milliers d’années, mais nous lui donnons désormais des nourritures qui ne lui convient pas.

Voilà pourquoi toutes ces maladies chroniques se généralisent, alors qu’elles étaient très rares il y a moins de 100 ans.

Ce que vous mangez fait la différence ; l’amélioration des niveaux de pH peut exiger un peu plus de réflexion, mais vous apprécierez les fruits de vos efforts au fur et à mesure que vous commencerez à vous sentir plus énergique et plein de vie et que votre santé globale s’améliorera.

Une chose importante aussi à savoir : plus une digestion est longue et laborieuse plus elle produit d’acidité. D'où l'utilité de manger simple et de limiter les mélanges.

Donc, des aliments alcalinisants : beaucoup …et des aliments acidifiants : peu

Pour maintenir un bon équilibre acide-base, notre alimentation devrait, dans l’idéal, être composée de 70-80 % d’aliments alcalinisants et 20-30 % d’aliments acidifiants (comme celle de nos ancêtres, l’alimentation paléo). Cela peut paraître beaucoup et difficile à mettre en œuvre pour certains. Dans ce cas retenez « 2 pour 1 » c’est-à-dire que pour 1 portion d’aliments acidifiants, il faudra toujours compenser par au moins 2 portions d’aliments alcalinisants. Et ce sera déjà très bien. Les légumes, les fruits et les épices sont des aliments alcalinisants et ils ont un indice Pral négatif ou proche de zéro. Les aliments acidifiants sont généralement ceux riches en protéines, ils ont un indice Pral positif.

Afin de tamponner leur action acidifiante, certains aliments ne doivent jamais être mangés seuls : les protéines (viandes, poisson, œufs, fromages, …) et les glucides (céréales raffinées, pain, pâtes…) étant acidifiants, on veillera à systématiquement les accompagner d’une généreuse portion de légumes, qui sont, à quelques rares exceptions près, très alcalinisants.

A ce propos, on entend souvent dire que la viande est acidifiante, spécialement les viandes rouges. Il est vrai que les protéines animales contiennent plus d’acide sulfurique que les protéines végétales, mais la viande n’est pas seule en cause : c’est une question de proportion entre les glucides, les protéines et les lipides dans l’ensemble de l’alimentation.

Lorsque l’organisme doit fabriquer de l’énergie à partir d’une protéine ou d’un lipide, il doit découper ces grosses molécules pour en faire des glucides et ce processus génère de l’acide urique. L’organisme évacue sans problème une certaine quantité d’acide urique, jusqu’à ce que la proportion de lipides et de protéines devienne trop forte par rapport aux glucides (qui sont une source d’énergie directe si besoin) et que l’acidité s’accumule.

Ainsi, les aliments protéinés et/ou gras comme les noix, les huiles, le soja, les légumineuses, les œufs, les poissons, les fruits de mer, la volaille et la viande rouge sont tous potentiellement acidifiants lorsque consommés en très grandes quantités.

Pour info : la consommation quotidienne de protéines est d’environ un gramme par kilo de poids corporel (sauf pathologie particulière). Elles sont nécessaires car elles sont, entre autres, source d’acides aminés essentiels (que le corps ne peut fabriquer).

Même si l'œuf est globalement acidifiant, à noter quand même que tout l'œuf n'est pas acidifiant ; c'est essentiellement le blanc qui l'est, c'est pourquoi il est possible, sans risquer de s'acidifier, de consommer le jaune.

 

Les produits laitiers ne sont pas très acidifiants, mais ils deviennent plus acidifiants à mesure qu’ils sont fermentés et vieillis.

Le yaourt est quelque peu fermenté alors les fromages vieillis et les lacto-fermentés le sont davantage. Le petit lait est le meilleur produit laitier pour éviter les excès d’acidité.

Les sucres figurent parmi les aliments les plus acidifiants puisqu’une partie d’entre eux seront convertis en acide lactique dans l’organisme. Évitez à tout prix le sucre raffiné et favorisez plutôt les sucres entiers, en particulier la mélasse verte, le sirop d’érable foncé mais aussi le sucre de canne naturel et le sucre de coco.

Les céréales forment un groupe alimentaire quelque peu acidifiant où nos choix ont un impact significatif sur l’équilibre acido-basique, si l’on consomme autant de céréales que la moyenne des gens des pays développés.

Le plus important est de consommer des céréales et des farines entières, pour qu’elles conservent leurs minéraux et leurs fibres. Les céréales germées sont beaucoup moins acidifiantes que leurs congénères.

Prenez garde aux stimulants comme le chocolat, les boissons gazeuses, les boissons énergisantes et caféinées. Ils contiennent beaucoup de sucres raffinés, augmentent l’excrétion des minéraux et stressent le système nerveux, ce qui augmente le taux d’acidité.

Les noix et les graines sont riches en calcium et magnésium, deux minéraux alcalinisants, mais elles sont potentiellement acidifiantes selon la quantité totale de glucides, de lipides et de protéines consommées dans la journée, surtout les noix qui sont plus grasses. Une fois trempées pendant quelques heures, elles amorcent un processus de germination qui les rendent plus alcalinisantes.

Côté fruits oléagineux secs, il n'y a guère que l'amande qui passe le test (c'est mieux de la faire tremper 12 heures puis de retirer la peau ; si on la laisse plus longtemps dans l'eau, elle germe aussi très bien).

Le seul fruit franchement alcalin, c'est la banane. Dommage que ce soit pour nous un fruit exotique ! Les dattes, aussi, passent plutôt bien. Les fruits forment un groupe alimentaire à tendance acidifiante faible : la prudence est donc de mise, surtout avec les jus de fruits.

Les céréales et les légumineuses sont globalement acides, il convient donc d'en limiter fortement la consommation, à commencer par le pain, surtout si c'est du pain de céréales contenant du gluten (blé). Les blés anciens, petit épeautre, grand épeautre, kamut, sont toutefois préférables aux blés modernes au taux de gluten encore beaucoup plus élevé.

Le maïs n'est cependant pas acide et le sarrasin (qui n'est pas une vraie céréale) assez peu. Du coup, des galettes de maïs ou de sarrasin (pain des fleurs) peuvent avantageusement remplacer le pain de blé.

Pour certains auteurs, le millet est acidifiant, pour d'autres non. Face à ces données contradictoires qui a raison? A chacun d'expérimenter et de tirer ses conclusions.

La germination des céréales et des légumineuses (tremper 12 heures, puis laisser germer de 24 à 72 heures, en rinçant 2 fois par jour) les rend, toutefois, moins acidifiantes. Mais surtout, il convient d'éviter les céréales raffinées et, de manière générale, tous les aliments industriels, car plus un aliment est éloigné de sa composition et de sa structure originelle, plus son assimilation devient complexe et acidifiante.

A savoir encore que les médicaments chimiques sont aussi une cause d'acidité supplémentaire dans le corps.

 

Le bon régime alcalinisant comportera donc des légumes crus et cuits, des fruits non acides, des jus de légumes frais, des graines germées, des pommes de terre, des patates douces, des avocats, du fromage frais (le fromage frais -surtout de chèvre ou de brebis - n'est pas acidifiant, à l'inverse des fromages fermentés, qui, eux, le sont fortement), des laits végétaux, et surtout, quotidiennement, beaucoup de crudités, de verdure.

A noter que, sous ses diverses formes, le soja est alcalinisant, mais, à d'autres égards, il n'est pas pour autant recommandable, sauf sous sa forme fermentée (miso, tofu, etc.).

 

Quid des compléments alimentaires alcalins ?

Lorsque l’acidité s’est accumulée dans les tissus, un changement alimentaire seul (en faveur d’une alimentation alcalinisante) peut s’avérer nettement insuffisant pour désacidifier l’organisme en profondeur. Dans ce cas, des compléments alimentaires alcalins peuvent être pris en renfort.

Ces compléments alimentaires alcalinisants renferment des minéraux basiques (calcium, potassium, magnésium, sodium…) dans des proportions équilibrées. Le mélange diffère selon les marques. Pour être utilisés de façon optimale par l’organisme, ils se présentent sous la forme de sels (citrates ou carbonates) : citrate de calcium, carbonate de calcium, citrate de magnésium, bicarbonate de potassium…À noter que les préparations à base de citrates sont mieux tolérées au niveau digestif que les préparations à base de bicarbonates. Dans tous les cas, avant d’entamer une supplémentation, demandez conseil à votre médecin.

 

Le Ph 7, la clé de l’équilibre !

La nourriture contient des minéraux alcalinisants comme le sodium, le potassium, le fer, le magnésium et le calcium, alors que certains minéraux sont acidifiants : le chlore, l’iode, le soufre et le phosphore.

Pour être en bonne santé, notre corps doit fonctionner avec des liquides organiques (sang, salive, lymphe, sérum cellulaire, etc.) ni trop acides ni trop alcalins, leur pH idéal se situant entre 7.35 et 7.45.

Et si notre organisme produit naturellement des acides lors de la digestion (acide gastrique) ou d’efforts physiques (acide lactique), reins et poumons savent les éliminer tandis que les sels minéraux (potassium, calcium et magnésium) alcalinisent naturellement le corps. Tout ça fonctionne parfaitement à condition que l’on ne sature pas l’organisme en acides.

Cependant, chez une personne présentant un déficit métabolique, la neutralisation des acides ne pourra pas s’effectuer par les voies physiologiques. Les composés resteront dans l’organisme sous forme acide, puis seront neutralisés par les bases prélevées dans les tissus, notamment le tissu osseux. Les aliments acides auront donc cette fois un effet fortement déminéralisant.

Ainsi, l’effet acidifiant ou alcalinisant des aliments acides dépend aussi des capacités métaboliques de la personne. Leur consommation doit donc se faire avec une grande prudence.

 

Comment alcaliniser facilement son corps en 10 étapes…

1. Légumes verts

On dirait que les légumes verts sont la solution à tout, et pour le pH, ils ne font pas exception. Les légumes verts sont alcalins et aident à compenser le surplus d’acide.

2. Les boissons et les aliments riches en eau

Manger des fruits et beaucoup de légumes, comme les concombres, la laitue romaine, la pastèque et le melon aide à diluer l’acidité dans votre corps, en plus de débusquer les toxines et de vous garder hydraté.

Buvez beaucoup d’eau : des eaux minérales plates alcalines

3. L’eau de coco

L’eau de coco réapprovisionne l’organisme en minéraux et alcalinise le corps.

4. Choux

L’acidité perturbe la population d’enzymes digestives, et le chou est un aliment naturellement riche en nutriments, en enzymes qui aideront le processus.

5. Citrons et limes

Ceux-ci semblent contre-intuitifs avec leur goût acide, et pourtant, ils ont effectivement des propriétés d’alcalinisation. Ajoutez-les à de l’eau, ou boire de l’eau infusée, le matin à jeun, rééquilibrera votre pH.

6. Légumes de la mer

La nori (algue rouge utilisée en cuisine japonaise), la dulse (algue palmaria palmata), la wakame (fougère de mer) et encore la spiruline, sont naturellement nettoyantes et très alcalines.

Si vous avez des problèmes de thyroïde, consultez votre médecin avant de les ajouter à votre régime alimentaire, leur teneur en iode étant concentrée, elle pourrait interférer les fonctions thyroïdiennes.

7. Respirer profondément

Voici une astuce que vous voyez un peu partout pour calmer un certain nombre de maux ! L’idée ici, est d’introduire plus d’oxygène dans votre corps, et en respirant profondément et consciemment, c’est exactement ce que vous ferez.

8. Réduire le stress

Plus facile à dire qu’à faire, non ? Mais en coupant simplement quelques petits facteurs de stress, en parler avec un ami, prendre quelques minutes chaque jour pour se détendre, ou laisser passer quelque chose qui vous tracasse de temps en temps, cela peut être un énorme soulagement.

9. Avocats

Cet aliment miracle contient de l’omega-3, il est plein de fibres mais il est aussi un bon aliment alcalinisant (riche en potassium entre autre).

10. Essayez le lundi sans viande (ou le mardi, ou le samedi …)

Prenez une pause de viande de temps en temps pour laisser votre corps s’alcaliniser. Le processus pour métaboliser la viande provoque des résidus d’acides. A noter que les œufs, les produits laitiers, les céréales et les poissons produisent ce même résidu. Aussi, prendre des pauses occasionnelles de ces aliments est une bonne idée. Tout est dans la modération, non ?

 

Alors, manger mieux pour s’alcaliniser ?

C’est d’abord dans l’assiette qu’on peut agir. Et la bonne nouvelle, c’est qu’on ne se prive de rien car, dans chaque catégorie d’aliments (viande, poisson, céréales, etc.), on trouve des « amis ». De plus, parmi les « acides », certains présentent néanmoins un intérêt nutritif, c’est le cas des poissons gras, comme le saumon, le thon, le hareng, dont les oméga-3 sont excellents pour la santé. L’idée n’est donc pas de supprimer totalement ces sources d’acidité mais d’en limiter la consommation et d’en contrer les effets en les accompagnant simplement d’une belle portion de légumes crus ou cuits al dente, super alcalinisants.

Moralité, comme dans les restos new-yorkais, mangez votre burger avec des épinards frais et non des frites !

A chaque repas, on vise donc cette proportion : 70-80 % d’aliments alcalins ou neutres pour 20-30 % d’aliments acides. En pratique, on opte au maximum pour des produits simples, frais ou congelés naturels ou bio, complets ou semi-complets (pâtes, riz, céréales, sucre, etc.). Et on réduit les protéines animales.

Sur sa liste de courses, on intègre les aliments les plus rééquilibrants pour faire baisser son taux d’acidité.

 

Voici un tableau qui vous aidera à synthétiser les infos reprises dans les différents paragraphes.

 

       Tableau des différents groupes alimentaires et leurs effets 

TRES ACIDIFIANTS

PEU ACIDIFIANTS

BASIFIANTS

FRUITS

Fruits non mûrs, pamplemousse, orange, kiwi, pomme verte, cerise rhubarbe, grenade, brugnon,

Baies : cassis, groseille, fraise, airelle

Jus de ces fruits, confitures 100% fruits

Pomme, poire, mirabelle, raisin, abricot, pêche, kaki, ananas, clémentine, mandarine, figue, melon, pastèque, fraise

Jus de ces fruits, confitures 100% de ces fruits

Banane

FRUITS SECS

Abricot acide

Pruneau, poire, pomme, pêche, figue, mangue, ananas

Raisin, abricot doux, banane, datte

OLEAGINEUX

Noix, noisette, cacahuète, noix de pécan, pistache, pépin de courge, graine de tournesol, olive verte au vinaigre

Sésame, pignon de pin, noix de coco, noix de cajou, olive verte à l’huile

Amande (sans peau), noix du brésil, olives noires à l’huile ou nature, lait d’amandes, châtaignes, avocat

LEGUMES

Tomates cuites, épinards cuits, oseille, blette, asperge, cresson, artichaut, aubergine, cornichons au vinaigre, choucroute, rhubarbe

Endive, épinards crus, cèleri rave, salsifis, asperge, topinambour, panais, choux fleur, radis, navet, poivron, oignon, échalote, ail,

Pomme de terre, patate douce, carotte, betterave, salade verte, chicorée et mâche, choux vert, rouge et de Bruxelles, cèleri branche et fenouil, haricot vert et jaune, bette (feuille), concombre, brocoli, courge, courgette, pâtisson, avocat, jus de légumes frais

CEREALES et leurs dérivés : pains, biscottes, biscuits, gâteaux, farines...

Céréales raffinées, blanches, millet

Pâtisseries, gâteaux, sucreries, bonbons

Pain blanc à levure de boulangerie (type baguette)

Céréales complètes/semi-complètes : blé, riz, seigle, orge, épeautre, sarrasin, quinoa

Pain complet au levain (bio)

Maïs, sarrasin ou blé noir

PRODUITS LAITIERS

Lait UHT, lait au chocolat, beurre cuit, crème fraîche, yaourt, kéfir de lait, fromages à pâte dure, fromages fermentés

Lait pasteurisé, lait aux fruits, beurre pasteurisé, fromage blanc peu égoutté

Lait entier cru, lait banane, beurre au lait cru, fromage blanc égoutté et sérac, fromage frais

POISSONS

Poissons gras : saumon, thon, carpe, hareng

Crustacés

Maigres : cabillaud, bar, merlan, sole, truite

Huîtres

VIANDES

Rouges : bœuf, mouton, cheval, porc et charcuteries, les abats (foie, rognon, cervelle), les extraits de viande type Maggi

Blanches : poulet, dinde, lapin, veau, agneau

LEGUMINEUSES : germination et trempage abaissent l’acidité

Grain de soja, pois chiche, haricots rouges

Tofu, pois verts, lentilles, flageolets et haricots blancs

Lait et yaourt de soja

AROMATES ET CONDIMENTS

Vinaigre, câpres, pickles, cornichons, moutarde, mayonnaise, ketchup, les légumes conservés au vinaigre

Vinaigre de pomme, de grenade

Herbes vertes : persil, ciboulette, basilic, cerfeuil, coriandre, thym, romarin, etc.

SUCRES

Sucre blanc, brun et roux, édulcorant

Sirop d’érable, miel

Sirop d’agave, sucre complet, sucre de coco, sucre de canne

HUILES ET GRAISSES

Cuites (sauf olive et arachide), toutes les graisses animales (saindoux, suif…), les huiles végétales hydrogénées, raffinées, transformées

Pressées, durcies (margarines)

1ère pression à froid et bio, huile végétale de qualité extra vierge ou vierge, margarine non hydrogénée

BOISSONS

Café, thé noir, cacao, alcools, jus de tomates, sodas, limonades, kéfir, vin blanc

Thé vert, infusion de fruits, champagne

Café de céréales, infusion de plantes, les boissons végétales (eau de coco, amande…), tous les jus frais de légumes crus

Ce qui acidifie

Ce qui basifie

Excès en général et en particulier de viande, graisses animales, produits laitiers et produits industriels, tous les plats préparés, les conserves, le chocolat, les œufs (surtout le blanc d’œuf)

Légumes (surtout verts), graines germées, crudités, algues sous toutes formes, les produits naturels et biologiques.

La sédentarité, l’excès de sport, surmenage psychique, le tabac, les drogues, l’alcool, les médicaments (aspirine, anti inflammatoire, pilule, vitamines synthétiques)

Promenade dans la nature, activité physique régulière

Transpiration insuffisante, quantité de boisson insuffisante, (urine foncée la journée)

Favoriser la sudation : exercice physique, sauna, hammam, bain chaud

Boire+++

Respiration haute, brève, haleté, sommeil agité, stress, fatigue du matin, heure tardive de coucher

Respiration ventrale, longue et complète, relaxation, sommeil réparateur

Si le doute s’installe, on peut faire une mesure du pH urinaire

Pour rester en bonne santé, le corps cherche à se débarrasser de tous les acides excédentaires qui irritent et déminéralisent ses tissus. La porte de sortie principale qu’il utilise à cet effet est le rein. Le taux normal d’excrétion des acides par les reins est connu et donne aux urines un pH se situant entre 6,5 et 7,5 chez une personne en bonne santé qui se nourrit correctement. En mesurant le degré d’acidité des urines, on peut donc déterminer si le corps rejette des quantités normales d’acides ou non.

Si le taux d’excrétion des acides est plus élevé que la normale, le pH de l’urine sera également plus acide, indiquant que le corps cherche à se débarrasser d’un trop plein d’acides. Il existe donc une correspondance étroite entre le pH acide de l’organisme et celui de l’urine : l’urine devient acide car l’organisme est acide. Pour évaluer le pH de son urine, il suffit de se procurer en pharmacie des papiers réactifs (rouleaux ou bandelettes, tigettes) qui changent de couleur en fonction du pH des liquides dans lesquels ils sont trempés. C’est la mesure la plus simple pour mettre en évidence et suivre l’évolution d’une acidose tissulaire. Il est conseillé de faire trois mesures par jour pendant cinq jours, sur la deuxième urine du matin (la première urine étant toujours acide car elle contient tous les acides filtrés par les reins et accumulés au cours de la nuit), celle d’avant le repas du midi et celle d’avant le repas du soir.

Pour connaître le pH urinaire moyen, on additionne tous les résultats de pH et on divise par le nombre de mesures. Un pH moyen inférieur à 6,5 traduit un excès d’acide dans l’organisme.

 

Pour conclure...

Cette approche d’un bon équilibre acido-basique, bien qu’encore controversée, est très intéressante. Elle pourrait expliquer bon nombre de problèmes de santé et donner lieu à des mesures de prévention et de traitement visant à rétablir l’équilibre acido-basique.

Le corps a des limites en ce qui concerne ses capacités à compenser les déséquilibres acides- bases. Par conséquent, l’apport alimentaire joue un rôle crucial dans sa fonction de maintenir l’équilibre acido-basique, et beaucoup de maladies sont le résultat de la tentative de l’organisme pour rétablir l’équilibre du milieu interne.

Le point crucial à considérer : puisqu’il faut avoir une alimentation variée, on modère la consommation de certains groupes alimentaires à tendance acidifiante sans pour autant les écarter totalement, il suffit de favoriser les alternatives aux aliments les plus acides au sein de chaque groupe alimentaire.

C’est indiscutable, ce que vous mangerez aura un impact direct sur votre état de santé générale. Ann Wigmore, fondatrice du célèbre Institut de santé Hippocrate a dit : « La nourriture que vous mangez peut être soit la forme de médecine la plus sûre et la plus puissante, soit la forme de poison la plus lente ».

 

L’équilibre est la clé…toujours l’équilibre !!!

 

Puisque ces mesures consistent surtout en une meilleure hygiène de vie et un bon équilibre alimentaire, pourquoi s’en priver ?

 

Pour finir en beauté…

Voici quelques recettes de boissons saines pour alcaliniser le corps

Ces boissons alcalinisantes sont tellement puissantes dans leurs capacités à promouvoir l’énergie, alcaliniser le corps, éliminer l’inflammation, apaiser un estomac erratique et des muscles douloureux, que vous le sentirez en quelques minutes après les avoir bu.

Seuls 60 à 120 ml de ces boissons suffisent pour déjà ressentir de très grands bénéfices sur votre état général.

Faire de ces boissons faciles et rapides à réaliser une pratique quotidienne est une habitude saine qui ne prendra que quelques minutes et qui est à la portée de tout le monde.

 

Alors, pourquoi ne pas essayez l’une des recettes suivantes …

1. Un trait de vinaigre de cidre cru

C’est l’option la plus rapide et certainement la plus facile et pourtant puissante de toutes les options proposées ici.

Le vinaigre de cidre est naturellement alcalin et riche en probiotiques qui peuvent soulager tellement de problèmes de santé dans une toute petite portion : douleurs musculaires, maux de tête, digestion difficile et impression d’acidose générale peuvent tous disparaitre en peu de temps après consommation de vinaigre de cidre cru.

Pour le boire, mélangez 1 c. à café de vinaigre de cidre avec 55 à 115 ml d’eau (selon votre goût) et buvez. Ou avalez directement 1 c. à café si vous en avez le courage ! Les bénéfices seront les mêmes. 

2. Des jus verts

Vous pouvez en avoir marre d’entendre parler des jus verts mais c’est une manière naturelle très efficace d’alcaliniser le corps et d’améliorer votre humeur aussi.

Riches en magnésium, en vitamine C et en micronutriments qui nourrissent le corps à un niveau cellulaire, les jus verts sont un excellent remède pour les muscles douloureux, la digestion et l’inflammation générale. Assurez-vous de garder la composition de vos jus verts simple et avec le moins de sucre possible pour un maximum de bénéfices et d’efficacité. Il serait contre bénéfique, voire aberrant, de boire dans un jus vert la quantité de sucre équivalent à un jus industriel !!!

Vous pouvez par exemple faire un excellent jus avec : 1 salade Romaine entière, 1 citron (avec la peau s’il est bio), 2,5 cm de racine de gingembre et 1/2 concombre.

3. Smoothie vert et spiruline

Les smoothies verts peuvent servir de petit-déjeuner ou simplement commencer un repas.

Si vous voulez vous en servir comme boisson anti-inflammatoire et alcalinisante, faites simple et ajoutez-y un peu de cette algue incroyable, la spiruline, un super-aliment que l’on pourrait qualifier de super multi-vitamines de la nature.

Mixez 2 grosses poignées de feuilles d’épinards fraiches avec 2 c. à soupe de baies (fraiches ou congelées), un morceau de gingembre et éventuellement un peu de stévia ou sucre de coco si vous ne trouvez pas l’ensemble suffisamment sucré. Ce smoothie vous apportera 10 grammes de protéines grâce aux épinards (et plus si vous ajoutez de la spiruline), des vitamines C et B, du fer et du potassium (et bien d’autres oligo-éléments si vous ajoutez de la spiruline) pour vous donner la pêche dès le matin.

Cette recette est à indice glycémique faible et fera un petit-déjeuner parfait si vous ajoutez une protéine végétale comme des graines de chanvre ou une bonne poudre protéinée.

4. Citron, piment de Cayenne et vinaigre de cidre

Cette association d’ingrédients permet de créer une boisson hautement alcalinisante qui vous donnera la patate !

Le piment de Cayenne est un stimulant du métabolisme, une épice réductrice de l’inflammation qui aide aussi la digestion, réduit la douleur et peut vous donner le même coup de pouce que la caféine sans le contrecoup. Le citron est un aliment très alcalinisant et nettoyant qui ajoute de la douceur et de la vitamine C au vinaigre de cidre à la saveur aigre. Le résultat final est une boisson tonique qui est fortement détoxifiante et régénérante.

Mélangez le jus d’un citron, une petite pincée de piment de Cayenne et 1 c. à café de vinaigre de cidre dans une petite tasse avec 60 ml d’eau.

5. Gingembre, vinaigre de cidre et citron

Pour  une boisson digestive au réveil, choisissez un mélange de gingembre, de citron et de vinaigre de cidre.

Ces trois ingrédients ont tous des propriétés stimulantes de la digestion mais associés, ils sont encore plus efficaces. Le gingembre soulage les nausées, l’indigestion, les ballonnements et la constipation, réduit la douleur et peut apporter de l’énergie naturellement. Cette boisson régulera aussi l’estomac, vous apportera de l’énergie et clarté de l’esprit dont vous avez besoin pour commencer la journée.

Un système digestif heureux signifie un esprit plus heureux et donc vous-même aussi plus heureux !   

 

N.B : Cet article est rédigé à des fins informatives et n’a aucune pertinence dans le fait de poser un diagnostic, ni traiter, guérir ou prévenir quelconque maladie ou problème de santé.  L’information fournie ne devrait pas se substituer à l’avis d’un médecin ou de tout autre professionnel de la santé.
 
 
Références
Ayurveda Revolution.com
Anti âge integral.com
Produits aqua santé.com
Eau alcaline info
Naturopathe-courbevoie.com
Vegan bio.com
Elle.fr
Que manger.com
Remèdes de grand-mère.com
Aider son prochain.com
La santé naturelle.net
Santé nutrition.org
Thierry Souccar.com

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