Le sucre, attention danger !

Le sucre, cela vous inspire quoi ?
Il est une réalité plus ou moins intrigante que tout le monde semble « savoir », mais où chacun se ment pour ne pas avoir à faire de choix difficiles qui compromettraient nos petits péchés…

Vous en mettez dans votre café ou votre thé le matin. Vous l’utilisez dans vos pâtisseries, gâteaux et cookies. Vous en saupoudrez même sur vos céréales du petit déjeuner ou vos flocons d'avoine pour leur donner plus de « goût ».

Mais ce n’est pas tout. Il se cache également dans des « gourmandises » que de nombreuses personnes adorent et consomment tous les jours, tels que les sodas, les jus de fruits, les bonbons, les glaces, les biscuits, les pâtisseries et j’en passe !

Il rôde également dans presque tous les aliments transformés, notamment dans les pains, les viandes, et même dans vos condiments favoris comme la sauce Worcestershire, la mayonnaise ou le ketchup !

La plupart des gens considèrent les aliments sucrés comme de délicieuses friandises, irrésistibles et rassasiantes. Mais je pense que les trois adjectifs qui décrivent le sucre de façon plus juste sont : toxique, addictif, voire « meurtrier ».

Le sucre est, d'après moi, l’une des substances les plus nocives que vous puissiez ingérer, et ce qui est terrible, c’est qu'il est présent en abondance dans notre alimentation quotidienne. Consommé régulièrement, et d’autant plus en grande quantité, il peut agir comme une bombe dans votre organisme !

 

Alors, sucre, qui es-tu ?

Avant toute chose, il faut bien savoir que le « sucre » qui est dans le sang est le glucose, un sucre simple (un monosaccharide) et que la quantité de glucose par litre de sang est la glycémie. 

Par contre dans la réglementation des ingrédients qui figurent sur les étiquettes, le sucre (au singulier) désigne uniquement le saccharose (un disaccharide constitué de glucose et de fructose) qui est le sucre industriel extrait principalement de la canne à sucre et de la betterave sucrière, c’est le sucre de table. 

Le sucre que nous utilisons tous les jours est donc constitué de saccharose, résultant de l’association de 2 molécules : le glucose et le fructose.

Quelles sont les différentes variétés de sucre ?

Variété                         Origine

Sucre blanc                  Betterave

Sucre glace                   Betterave

Sucre complet               Canne à sucre

Sucre roux                     Canne à sucre

En plus du sucre tiré de la betterave et de la canne à sucre, il existe une multitude d’autres édulcorants naturels aux propriétés chimiques et physiques très variables. Il s’agit par exemple du miel ou de sirops de plantes (agave ou érable ou stévia).

Le sirop de maïs, quant à lui, développé en laboratoire, est à forte teneur en fructose.

Quelques remarques

  • La couleur du sucre roux est uniquement due à la présence d’un pigment. Il n’y a donc aucune différence du point de vue nutritionnel entre le sucre roux et le sucre blanc.

  • Le sucre complet de canne contient des vitamines et des sels minéraux, contrairement aux sucres blancs et roux qui sont raffinés.

Dans le domaine scientifique, le sucre appartient à la famille des glucides simples.

Les glucides simples sont une source d’énergie rapide. En effet, peu de temps après le repas, des molécules de glucose se retrouvent dans le sang et sont disponibles pour assurer le fonctionnement des cellules des différentes parties de notre corps.

Une partie de ce glucose sera aussi stockée dans le foie et les muscles pour constituer des réserves d’énergie. Certaines de nos cellules sont dites gluco-dépendantes, c'est-à-dire qu’elles utilisent le glucose comme unique source d’énergie. C’est le cas des cellules nerveuses par exemple.

Cependant, notre organisme n’a pas besoin de sucre pour fonctionner mais de glucose. Or le glucose se trouve dans une quantité d’aliments autres que le sucre. Le sucre n’est donc pas un aliment indispensable.

L’aventure du sucre dans notre corps

Avant que l’organisme puisse utiliser le saccharose, il faut tout d’abord le digérer.

Le saccharose est le sucre blanc que vous utilisez couramment pour sucrer quelque chose.

Comme tout aliment, le trajet du saccharose dans le corps commence dans la cavité buccale ou plus simplement dit : la bouche. Ah certes, cette sensation vous est agréable : ce goût si doux qui explose dans votre bouche, titille instantanément vos papilles et envoie directement à votre cerveau un message de bien-être… Le centre nerveux de votre cerveau s’emballe alors, libérant de la dopamine.

Pendant ce temps, le sucre que vous avez avalé passe dans l’œsophage et s’amasse dans votre estomac, où il est dilué par les sucs digestifs, puis s’achemine vers votre intestin grêle. Ce n’est qu’au niveau de l’intestin grêle que le saccharose va subir des modifications, car ce dernier est capable d’absorber uniquement les monosaccharides, c’est-à-dire les glucides les plus simples, (les plus courants sont le glucose, le fructose et le galactose).

Or le saccharose est un disaccharide, il doit donc être scindé en deux afin d’être absorbé. Pour cela, il existe dans le tube digestif des enzymes, c’est-à-dire des substances chimiquement actives sur les aliments.

Chaque enzyme possède une action spécifique et n’est capable de scinder qu’un seul type de molécule. Ainsi, l’enzyme appelée invertase permet de « couper » le saccharose en ses deux molécules de constitution : le glucose et le fructose. Ce phénomène de scindement s’appelle l’hydrolyse.

Le glucose s’infiltre alors dans les parois de l’intestin grêle, ce qui pousse votre pancréas à sécréter de l’insuline, cette hormone qui capte le glucose dans votre sang et le fournit à vos cellules pour être utilisé comme énergie.

Pour rappel, l’intestin grêle est un tube long de 7 à 8 mètres. Sa muqueuse interne présente de nombreux replis et villosités (dix millions), qui sont irriguées par de nombreux capillaires sanguins. Cet organe est donc adapté au passage des nutriments dans le sang et peut ainsi transporter le glucose jusqu’au foie et au pancréas.                                                                                            

Mais de nombreuses friandises sont tellement chargées en glucose que celui-ci inonde votre corps, vous booste un court moment mais non sans effets secondaires ! En effet, votre cerveau compense en développant de la sérotonine, l’hormone de régulation du sommeil.

C’est l’effet yoyo sur le corps de la sucrerie qui, avalée rapidement, vous booste puis vous met à plat…raplapla !

De plus, l’insuline bloque la production de leptine, qui est connue comme étant l’hormone de la satiété (cette dernière indique à votre cerveau que vous n’avez plus faim). Donc, plus votre taux d’insuline est élevé et plus vous aurez faim, même si vous venez juste de vous nourrir, et même de manger en quantité !

Maintenant, dans le cas où vous vous affamez, votre cerveau commande à votre corps de commencer à stocker le glucose sous forme de graisse, notamment au niveau du ventre… L’effet rebond est garanti sur la balance !

L’insuline se propage alors aussi dans votre cerveau, un phénomène qui pourrait favoriser l’apparition de la maladie d’Alzheimer. Perturbé, votre cerveau produit moins de dopamine (hormone du plaisir), ouvrant ainsi la porte aux coups de fringales et au phénomène d’addiction au sucre.

Vous grignotez encore et encore ! Votre pancréas a tellement produit d’insuline que les cellules sont devenues résistantes à la substance. Tout ce glucose afflue alors dans le sang, provoquant du diabète, de façon ponctuelle voire permanente.

 

Et toi, fructose, me veux-tu du bien ?

Le fructose traverse également votre intestin grêle pour circuler dans le sang et s’acheminer directement vers votre foie. Ce dernier métabolise le fructose, c’est-à-dire qu’il le transforme en une substance utilisable par votre corps. Mais cet organe peut facilement se laisser déborder, surtout si vous et le sucré ne faites qu’un !

Et lorsque les apports en fructose sont brusquement importants, la capacité du foie à traiter ce fructose est dépassée, il va alors être rapidement transformé en graisse, conduisant alors au diabète et surpoids. Un excès de fructose abaisse aussi le HDL cholestérol, celui que l’on appelle le «bon cholestérol » et stimule la production de triglycérides, « mauvaises graisses » s’il en est !

C’est ce type d’acides gras qui peut migrer du foie vers les artères, augmentant ainsi le risque de crise cardiaque ou d’AVC.

Votre foie émet alors un signal pour obtenir davantage d’insuline. Le pancréas est alors surmené, ce qui peut entraîner une inflammation du corps. Cela peut, en cascade, engendrer pour vous, des risques plus élevé d’obésité et de diabète.

La régulation de la glycémie.

Le taux de glucose contenu dans le sang est un paramètre biologique appelé glycémie. Bien qu’il existe de nombreuses causes de variations, c’est un indice normalement stable. Chez un individu normal, la glycémie oscille durant la journée entre 0,7 et 1,1g/L. Cette valeur moyenne est maintenue grâce à l’intervention de deux organes permettant le stockage et le déstockage du glucose : le foie et le pancréas.

Quelles peuvent être les variations de la glycémie au cours d'une journée ? 

Le foie joue un rôle fondamental dans la régulation de la glycémie. Afin d’en éviter la hausse excessive, il contrôle en permanence le glucose entrant dans la circulation sanguine.

En effet, le foie reçoit l’ensemble du sang qui irrigue la muqueuse intestinale. Mais le glucose n’y fait qu’un court séjour.

Si la valeur de la glycémie est supérieure à la valeur normale, le foie stocke l’excédent sous forme de glycogène tandis que l’autre partie est relancée dans la circulation sanguine.

Le glycogène est une grosse molécule de réserve constituée de nombreuses molécules de glucose. Cela représente une ressource d’énergie utilisable à tout instant par l’organisme car le foie est capable d’hydrolyser ses réserves de glycogène en glucose afin de soutenir la glycémie si celle-ci tend à baisser. Ainsi, la glycémie à la sortie du foie est toujours aux environ de 0,8g/L.

Le glycogène est une molécule constituée de plusieurs milliers de molécules de glucose unies pour former une chaîne ramifiée.

Les muscles sont aussi capables de stocker le glucose sous forme de glycogène, mais ils gardent le glucose formé pour leur propre usage, les cellules musculaires sont incapables de libérer dans le sang le glucose qu’elles y ont puisé.

Cependant, les possibilités de stockage restent limitées à une centaine de grammes de glycogène à peu près.

Le pancréas est le deuxième organe régulateur permettant le retour à une glycémie normale après une variation du taux de glucose dans le sang. Le pancréas est indispensable pour empêcher la glycémie de s’élever anormalement.

Même si ces mécanismes permettent de s’opposer légèrement à la hausse de la glycémie après un repas par exemple, maintenir la glycémie à sa valeur moyenne serait impossible sans l’intervention du pancréas.

Les cellules les plus abondantes sont regroupées en nombreuses petites sphères. Elles sécrètent des enzymes digestives qui sont déversées dans l’intestin.

D’autres cellules, cent fois moins abondantes que les précédentes, forment des amas, que l’on appelle les îlots de Langerhans. Ces îlots sont irrigués par des capillaires sanguins.

Il existe dans ces îlots deux populations cellulaires : les cellules « alpha » à la périphérie, et les cellules « bêta » au centre.

Ces cellules sont des capteurs de la glycémie, c’est-à-dire qu’elles sont directement sensibles à la glycémie. En fonction des variations de ce paramètre, elles émettent des hormones, messagers chimiques, qui tendent à ramener la glycémie à sa valeur normale. Comme les îlots de Langerhans sont richement vascularisés, ces cellules libèrent directement les hormones dans le sang.

Les cellules bêta sont spécialisées dans la production d’insuline. Sa libération dans le sang est stimulée par une hausse de la glycémie. Plus la glycémie est haute, plus la libération d’insuline est importante. Elle stimule le stockage du glucose sous forme de glycogène dans le foie et favorise son utilisation. Elle fait donc baisser le taux de glucose dans le sang : c’est une hormone hypoglycémiante.

A l’inverse, les cellules alpha sécrètent une hormone à l’effet hyperglycémiant : le glucagon. Son effet est inverse à celui de l’insuline. Si la glycémie baisse, il stimule l’hydrolyse du glycogène ainsi que la production de glucose.

Le contrôle de la glycémie suppose donc un équilibre satisfaisant entre les deux hormones pancréatiques.

 

Le rôle du glucose dans l’organisme.

Pour être fonctionnel, le corps a besoin de combustibles. Le glucose en est un et représente une source d’énergie pour tout l’organisme, où il est distribué grâce au sang.  Chaque cellule de notre corps a besoin de glucose pour pouvoir produire l’énergie physique, nerveuse ou mentale qui lui est propre. Il est l’aliment privilégié de certains tissus, et surtout du cerveau.

En effet, il est particulièrement indispensable aux cellules nerveuses qui ne peuvent pas utiliser d’autres sources d’énergie. C’est le seul glucide capable de passer du sang au cerveau. Par ailleurs, le cerveau est incapable de faire des réserves de glucose, il doit donc constamment être approvisionné par le sang. En son absence, il cesse de fonctionner normalement et commence à se détériorer.

Alors que le cerveau ne représente que 2 % de notre poids, au repos il utilise 60 % du glucose de l’organisme. Ainsi, il est le premier organe à souffrir d’une chute excessive de la glycémie.

Cependant, en plus du glucose, les cellules du cerveau peuvent aussi utiliser une autre source d’énergie : lorsque le taux de glucose est bas, le foie synthétise des corps cétoniques à partir des graisses (acides gras). Ces corps cétoniques franchissent très rapidement la barrière hémato-encéphalique et peuvent contribuer jusqu’à 60% des besoins énergétiques du cerveau. Le sang peut aussi facilement les transporter vers d’autres organes et tissus du corps. Les cétones permettent ainsi de conserver un niveau d’activité physique et mentale optimal. Et elles sont produites en assez grande quantité pour fournir au cerveau toute l’énergie dont il a besoin.

Ce carburant alternatif est particulièrement intéressant en cas de jeûne ou de famine car il maintient la fonction cérébrale tout en épargnant les protéines et donc les muscles.

Encore plus intéressant : ce carburant apporte environ 25 % d’énergie supplémentaire par rapport au glucose, car il est rapidement assimilé.

L’énergie utilisée par les muscles pour se contracter est, elle aussi, majoritairement issue du glucose, stocké sous forme de glycogène musculaire. Cependant, il est principalement employé pendant les efforts intenses de courte durée, et les exercices de faible et moyenne intensité soutenus sur une longue durée.

En dehors des périodes d’efforts, le tissu musculaire est capable, comme le foie, de constituer ses propres réserves de glycogène qu’il utilisera lors du prochain effort.

Le sucre occupe une place importante dans notre alimentation. Mais sa surconsommation peut engendrer de graves conséquences pour l'organisme. 

En voici quelques exemples.

Le sucre et les rides.

A long terme, une surconsommation de sucre engendre l'apparition de rides.

La peau est principalement constituée de deux protéines, le collagène et l'élastine. Lorsque l'on est en hyperglycémie (un taux de glucose trop important dans le sang), il se produit une réaction chimique naturelle nommée la glycation. Les molécules de glucose se fixent sur les protéines de l'organisme et deviennent ce que l'on appelle des « produits d'Amadori ». La glycation est une réaction irréversible et cumulative, c'est-à-dire que ces protéines ne peuvent pas être détruites et le corps ne peut s'en débarrasser.

Très néfastes pour l'organisme, elles finissent par se transformer en PTG ou Produits Terminaux de Glycation. Ces PTG sont responsables du vieillissement prématuré des tissus.

Au niveau cutané, le glucose se fixe autour des fibres de collagène et d'élastine. Il modifie les propriétés de ces protéines et empêche leur renouvellement. La substance sous cutanée qui soutient le derme perd alors son élasticité et sa souplesse, provoquant un relâchement de la peau et l'apparition de rides.

Les caries.

Les sucres apportés par l’alimentation liés à certaines bactéries de la plaque dentaire, créent un milieu acide qui provoque une déminéralisation des tissus durs de la dent. Ce phénomène est appelé la carie.

Ce sont les sucres rapides qui engendrent les caries, notamment le saccharose, le glucose et le fructose.

Au début la dent est saine, puis l’émail commence à être attaqué, ensuite la dentine est touchée, la carie commence alors à être sensible. Enfin, elle atteint la pulpe dentaire, entraînant une rage de dent.

 

Le diabète.

On sait à présent que la régulation de la glycémie (le taux de glucose présent dans le sang) est assurée par des mécanismes de stockage et de déstockage du glucose dans l'organisme. Le diabète correspond à une défaillance de cette régulation. Il se définit par un excès de glucose dans le sang, l’hyperglycémie.

Il existe deux types de diabète, dont les causes sont différentes.     

Le diabète de type I appelé « insulinodépendant » et le diabète de type II appelé « non-insulinodépendant ».

  • Le diabète insulinodépendant ou diabète de type I apparaît chez de jeunes sujets et de façon brutale. C'est une maladie chronique qui détruit, de manière sélective, les cellules bêta des îlots pancréatiques, dits de Langherans, responsables de la production d'insuline. Le diabétique, sans traitement adapté, est en hyperglycémie permanente et est alors qualifié d'«hyperglycémique ».

    Son taux de glucose trop élevé dans le sang et non géré par l'insuline provoque une glycosurie (présence de glucides dans les urines) ainsi qu'une polyurie (une envie d'uriner très fréquente) entraînant une polydipsie (une soif intense) car le corps a constamment besoin de se réhydrater. Ce risque de déshydratation est très dangereux car il peut entraîner un coma, allant jusqu'à la mort. Heureusement, pour éviter cela, il existe des traitements, qui sont des injections d'insuline allant d'une à plusieurs fois par jour.

  • Le diabète insulinorésistant ou diabète de type II apparaît classiquement chez les sujets présentant, dans 80% des cas, une obésité, une alimentation trop sucrée étant la cause révélatrice de ce diabète chez des sujets génétiquement prédisposés.

Chez le sujet bien portant, la consommation de glucides, quelle que soit leur nature, ne donne pas de diabète.

Deux raisons sont possibles à ce dérèglement de la glycémie :

- soit le pancréas fabrique toujours de l’insuline mais pas assez, par rapport à la glycémie. On appelle cela l’insulinopénie.

- soit l'insuline agit mal et ne peut plus réguler la glycémie. L'organisme devient résistant à l'insuline. Et on parle dans ce cas, d’insulinorésistance.

Ces deux types de diabète font que le glucose ne pénètre pas dans les cellules du corps et reste dans la circulation sanguine.

L'addiction, quand le sucre nous manipule…

Pour rappel, l'ingestion de sucre stimule certaines zones du cerveau responsables de la sécrétion de dopamine, l'hormone du plaisir. Après l’arrêt de la production de ce neurotransmetteur, la sensation de plaisir se dissipe, et on éprouve le besoin de consommer à nouveau du sucre de manière quasi-immédiate afin de retrouver cette sensation de plaisir. Ce phénomène se nomme l'addiction.

L'imagerie cérébrale a permis de démontrer que le goût sucré agissait comme les drogues sur les circuits cérébraux de la récompense et de la motivation (il active les mêmes zones). Ainsi, le plaisir et la saveur sucrée sont indissociables.

Alors, l'addiction au sucre est-elle réelle ou fictive ?

Le sucre peut pourtant entraîner une dépendance chez certaines personnes.

Le glucose est l'aliment de base de notre cerveau. Lors de l’hypoglycémie, le taux de glucose dans le sang est trop bas, le cerveau et l'organisme tout entier envoient alors des signaux de détresse.

L'état d'hypoglycémie est désagréable pour l'homme. Le meilleur moyen d'y remédier est donc de consommer du sucre. Il y a alors création d'un cycle, d'un cercle vicieux qui nous oblige à consommer et consommer encore et encore, du sucre pour nous sentir bien.

De ce fait, plus la consommation de sucre est excessive, plus les réactions du corps sont importantes. L'ingestion de sucre ou d'aliments qui en contiennent entraîne une hyperglycémie. Celle-ci est alors régulée par l'insuline, protéine sécrétée par le pancréas, pour faire baisser la glycémie. Il s'ensuit donc une hypoglycémie, et on ressent le besoin de consommer du sucre.

Ce « cercle vicieux » qui alterne hyperglycémie et hypoglycémie entraîne donc bien une dépendance et le sucre peut être considéré comme une drogue.

Autres conséquences néfastes du sucre.

Lorsque l'on allie sucre à « ennemi », c'est souvent pour parler de caries, ou encore de diabète, comme nous venons de le voir. Pourtant, il y a aussi d'autres pathologies liées au sucre.

En effet, des études de la Nasa Research Center ont fait le lien entre la consommation de sucre et les maladies cardio-vasculaires.  Nous avons vu que, par un phénomène de glycation, un vieillissement prématuré de tous les tissus de l'organisme s’opère, et des pathologies oculaires comme la cataracte sont alors favorisées. Mais on remarque également une aggravation des troubles cardio-vasculaires et de l'ostéoporose.

De nombreuses études scientifiques très sérieuses ont démontré que le sucre est un agent favorisant plusieurs cancers comme celui du pancréas, du colon, de l'estomac ainsi que de l'endomètre (cancer de la muqueuse utérine).

Enfin, il a même été prouvé que les bactéries et champignons intestinaux (candida albicans aussi au niveau intestinal !) prospèrent grâce au sucre !

Cependant, malgré ces nombreuses études scientifiques établissant un lien entre le sucre et le développement de cancer, quelques thèses tiennent à prouver le contraire.

Face à ces thèses contradictoires, on peut se demander s'il n'y a pas des conflits d’intérêt avec des industriels agro-alimentaires, plus de la moitié des experts seraient liés à l'industrie agro-alimentaire d'après l'Agence de sécurité alimentaire européenne (AESA).

Alors peut-on être réellement certain que ces études sont objectives ? Surtout lorsque l'on connaît le poids financier des industriels de l'agroalimentaire et leur rôle dans le financement de la recherche…

Comment votre corps peut subir la « dictature » du sucre raffiné…

Comment le sucre agit-il exactement sur notre organisme ? Quels sont les effets secondaires d'une consommation excessive de sucre sur la santé ? Pourquoi l’excès de sucre est-il mauvais pour votre santé ? Tellement de questions….

Les gens consomment trop de sucres, que ce soit sous forme de glucose mais surtout de fructose ou de sirop de glucose-fructose (HFCS).

Cette forme de sucre hautement transformée est moins coûteuse, mais pourtant 20% plus sucrée que le sucre de table classique, c’est pourquoi de nombreux fabricants de produits alimentaires et de boissons ont choisi de l’utiliser dans leurs produits, car à long terme, cela leur permet de faire des économies.

On trouve aujourd'hui du HFCS dans presque tous les types d'aliments et de boissons transformés. La mauvaise nouvelle, c’est que le corps humain n’est pas conçu pour consommer des quantités excessives de sucre, en particulier de fructose. En effet, votre corps ne métabolise pas le fructose de la même façon que le sucre.

Le fructose est en réalité une hépato toxine, métabolisée directement en graisse, facteur qui peut provoquer une multitude de problèmes aux répercussions considérables sur votre santé.

Le Dr. Robert Lustig, professeur de pédiatrie clinique au département d’endocrinologie de l’Université de Californie, et pionnier dans le décodage du métabolisme du sucre, explique que votre corps peut métaboliser, sans risque, plus ou moins six cuillères à thé de sucre ajouté par jour.

Mais la plupart des gens consommant plus de trois fois cette quantité, la majeure partie de l’excès de sucre est alors transformée en graisse corporelle, ce qui conduit aux maladies métaboliques chroniques invalidantes dont souffrent de nombreuses personnes.

Voici certains des effets d'une consommation excessive de sucre sur votre santé.

  • Elle surcharge et endommage votre foie. Les effets d'un excès de sucre ou de fructose peuvent être comparés aux effets de l’alcool.

    Tout le fructose que vous mangez est dirigé vers le seul organe qui dispose d'un transporteur à cet effet : votre foie. Cela éprouve et surcharge considérablement l’organe, et peut potentiellement provoquer des dommages hépatiques.

  • Elle trompe votre corps et lui fait prendre du poids, et affecte les voies de signalisation de l’insuline et de la leptine ou « hormone de satiété ». 

    Le fructose trompe votre métabolisme en bloquant ce système de contrôle de l’appétit. Il ne stimule pas l’insuline, qui à son tour manque de supprimer la ghréline ou « hormone de la faim », qui ne stimule donc pas la leptine ou « hormone de la satiété » (j’espère que tout le monde suit…). Cela vous pousse à manger davantage et à développer une résistance à l’insuline.

  • Elle provoque des dysfonctionnements métaboliques. Manger trop de sucre provoque un ensemble de symptômes que l’on nomme le syndrome métabolique.

    Parmi ces symptômes, on peut citer la prise de poids, l’obésité abdominale, un taux de HDL (bon cholestérol) faible et un taux de LDL (mauvais cholestérol) élevé, une glycémie élevée, un taux élevé de triglycérides et une hypertension artérielle.

  • Elle provoque l’augmentation du taux d'acide urique. Un taux élevé d'acide urique est un facteur de risque de maladie cardiaque et rénale.

    En fait, le lien entre le fructose, le syndrome métabolique et votre acide urique est aujourd'hui si évident que votre taux d’acide urique peut être utilisé comme marqueur de toxicité du fructose.

    D'après les dernières recherches en la matière, un taux sain d'acide urique se situe entre 3 et 5,5 milligrammes par décilitre. Si votre taux d'acide urique est plus élevé que cela, vous courrez clairement le risque de subir les effets néfastes du fructose.

L’un des effets potentiels les plus graves d’une consommation excessive de sucre, est qu’elle peut endommager votre foie et provoquer une stéatose hépatique d'origine non alcoolique (SHNA). En effet, la maladie que vous pouvez contracter suite à une consommation excessive d'alcool peut également être provoquée par une consommation excessive de sucre.

Le Dr. Lustig nous explique les trois similarités entre l’alcool et le fructose :

  • Votre foie métabolise l'alcool de la même façon qu’il métabolise le sucre, les deux servants de supports pour la conversion des glucides alimentaires en graisse. Cela favorise la résistance à l’insuline, la stéatose hépatique et la dyslipidémie (taux anormal de lipides dans le sang)

  • Le fructose subit la réaction de Maillard avec les protéines. Cela provoque la formation de radicaux superoxydes, entrainant une inflammation, une affection qui peut également être provoquée par l'acétaldéhyde, un métabolite de l’éthanol (alcool).

  • Le fructose peut directement et indirectement stimuler la « voie hédonique » du cerveau, créant une accoutumance et une dépendance, comme le fait l’éthanol.

Mais ne croyez pas que ce soit la seule façon dont la consommation excessive de sucres fait des dégâts dans votre organisme.

Une recherche réalisée par l’une des institutions les plus respectées aux États-Unis confirme aujourd'hui que le sucre est l’un des principaux facteurs diététiques responsables de l’obésité et du développement de maladies chroniques.

Une étude a montré que le fructose est utilisé par les cellules cancéreuses pour stimuler leur prolifération, il "nourrit » les cellules cancéreuses, favorisant la division cellulaire et accélérant la croissance des cellules, ce qui permet au cancer de se propager plus rapidement.

La maladie d’Alzheimer est une autre pathologie mortelle qui peut être provoquée par une consommation excessive de sucre. Des recherches de plus en plus nombreuses montrent qu'il y a un lien très étroit entre une alimentation riche en fructose et votre risque de développer la maladie d’Alzheimer, par des voies similaires à celles qui provoquent le diabète de type 2.

Selon certains experts, la maladie d’Alzheimer, ainsi que d'autres maladies du cerveau, pourraient être provoquées par la combustion constante de glucose par le cerveau, comme source de carburant.

D'autres maladies associées au syndrome métabolique, comme nous le savons maintenant, peuvent potentiellement être provoquées par une consommation excessive de sucre : le diabète de type II, l’hypertension, les troubles lipidiques, les maladies cardiaques, la démence, le syndrome des ovaires polykistiques.

Comment gérer et limiter votre consommation de sucre ?

Le sucre sous sa forme naturelle n’est pas mauvais en lui-même, tant qu’il est consommé avec modération. Cela signifie aussi qu’il faut éviter toutes les sources de fructose, en particulier les aliments transformés et les boissons telles que les sodas.

D'après SugarScience.org, 74% des aliments transformés contiennent des sucres ajoutés, soigneusement dissimulés sous plus de 60 appellations différentes.

Dans l’idéal, vous devriez dépenser 90% de votre budget alimentaire en aliments entiers, et seulement 10%, voire moins, en aliments transformés.  

        

Je vous recommande également de limiter sérieusement votre consommation de glucides raffinés (gaufres, céréales du petit déjeuner, biscuits, etc.) et de céréales (pâtes, riz, pain blanc, etc.) car ils se transforment en sucre dans votre organisme, ce qui augmente votre taux d'insuline et peut provoquer une résistance à l’insuline. Pour votre information, la farine est constituée de 80% de sucre ! Les autres 20% sont des protéines.

Je vous conseille, en règle générale, de limiter votre consommation de fructose à 25g maximum par jour, ce qui comprend celui provenant des fruits entiers.

Souvenez-vous que, bien que les fruits soient riches en nutriments et en antioxydants, ils contiennent également et naturellement du fructose, et que celui-ci consommé en grandes quantités, peut aggraver votre sensibilité à l’insuline et augmenter votre taux d'acide urique.

Quelques conseils diététiques supplémentaires, pour ne pas rester dans le flou...

• Augmentez votre consommation de graisses saines, telles que les oméga-3, de graisses mono insaturées et polyinsaturées. Votre corps a besoin de graisses saines d'origine animale et végétale pour fonctionner de façon optimale.

Parmi les meilleures sources, je citerais le beurre cru, l’huile de colza, l'huile d'olive vierge (toujours acheter « première pression à froid »), l’huile de noix de coco, les noix crues comme les noix de pécan ou de macadamia, les œufs de plein air, les avocats et le saumon sauvage d’Alaska.

• Buvez de l’eau pure. Remplacer simplement les boissons sucrées comme les sodas et les jus de fruits par de l’eau pure, peut largement contribuer à améliorer votre santé.

La meilleure façon d'évaluer vos besoins en eau est d'observer la couleur de votre urine (elle devrait être jaune pâle) et la fréquence à laquelle vous urinez (en principe entre sept ou huit fois par jour).

• Intégrez des aliments fermentés à vos repas. Les bonnes bactéries contenues dans ces aliments sains peuvent aider votre digestion et favoriser la détoxification, ce qui diminue la charge du fructose sur votre foie. Le kimchi, le Nato, les yaourts, le kéfir, les laits fermentés et les légumes fermentés sont parmi les meilleurs choix d'aliments fermentés.

 

Comment vous débarrasser de vos envies de sucre ?

Voici une vérité difficile à entendre et je suis quasiment certaine que cela ne va pas vous plaire. Alors ne m’en voulez pas parce que, comme on dit à un enfant qui avale une cuillère d’huile de foie de morue, c’est pour votre bien…

Alors voilà.

Vous savez pourquoi votre poids ne décolle pas ? Pourquoi vous êtes stressé et fatigué ?

Ce n’est pas l’alignement Mars-Vénus qui est défavorable ! Non, c’est plus simple que ça.

Votre consommation de sucre peut vous tuer ou changer votre vie. Vous êtes vos propres générateurs de maladies, parfois meurtrières, en consommant des tonnes de sucres cachés.

C’est peut-être un peu violent et vous ne vous attendiez pas à cela. Mais c’est une réalité dont vous devez avoir conscience.

Et pire encore, cela fait 50 ans que l’industrie du sucre nous cache une grande partie de la vérité !

Le sucre est pire que les matières grasses. Contrairement aux idées reçues, les matières grasses sont moins nocives pour la santé que ce qu’elles n’y paraissent.

En réalité, il se trouve qu’aujourd’hui le sucre est bien plus néfaste pour votre santé et votre perte de poids. Les faits scientifiques sont là. Le sucre, sous toutes ses formes, est la cause profonde de cette épidémie de surpoids et de maladies chroniques qui dévorent votre vie : démence, dépression, diabète de type 2, cancers, maladies cardiaques, et même les rides…

La consommation de sucre se fait principalement sous forme de produits transformés, ce qui correspondrait à plus ou moins 12 cuillères à café de sucre chaque jour et par personne. Les enfants consomment jusqu’à 24 cuillères à café de sucre, contenu surtout dans les sodas, le déjeuner, les goûters, et près d’un adolescent sur 5 est pré-diabétique.

Les produits céréaliers sont encore pires que le sucre. Ce sont ces groupes d’aliments constituant les principales sources de glucides dits “complexes”, et en particulier l’amidon (pâtes, pain, pizzas…). Les fibres, quant à elles, étant très salutaires pour notre santé.

La consommation de produits céréaliers a doublé ces 50 dernières années. Ce qui représente environ 450 grammes de farine et de sucres combinés chaque jour par personne.

Les glucides complexes augmentent le taux de sucre sanguin de manière encore plus importante que le sucre de table et ce, même pour les céréales complètes.

Voici une autre vérité : le sucre est 8 fois plus addictif que la cocaïne !

Être accro au sucre n’est pas lié à vos états émotionnels mais à un désordre biologique orchestré par vos hormones et vos neurotransmetteurs (messagers du cerveau) qui se nourrissent de sucre. Plus vous leur en donnez, plus ils en redemandent. Plus vous carburez au sucre, plus vous avez des fringales et plus vous vous dirigez vers une suralimentation incontrôlée.

Ce phénomène n’a pas de limites. C’est la raison pour laquelle aujourd’hui pratiquement une personne sur deux est en surpoids.

Dans une étude, les scientifiques de Harvard ont découvert qu’un milk-shake sucré augmentait le taux de sucre sanguin et la production d’insuline mais qu’il engendrait aussi de nombreux changements dans le cerveau en activant le centre de la dépendance ! Imaginez… des biscuits ou des sodas à “la cocaïne” !

 Alors, voulez-vous toujours consommer du sucré ?

Pourquoi avez-vous besoin d’une détox de sucre ?

Pour stopper les effets néfastes bien entendu !

Evidemment cela dépend de votre consommation, mais inutile de vous dire que moins vous en consommerez, mieux vous vous porterez.

Pourquoi ? Tout simplement parce que votre organisme n’a pas besoin de plus de 25g de sucre par jour, ce qui représente 5% de l’apport énergétique total (et non plus 10%), selon les nouvelles normes de l’OMS, et pour un adulte doté d'un indice de masse corporelle (IMC) normal.

Si vous êtes accro au sucre, vous avez réellement besoin d’un plan fiable pour vous en libérer et briser ce cycle de la dépendance aux glucides et de ces envies sucrées qui vous privent de votre bonne santé.

Ce qui va vous arriver quand vous allez limiter votre consommation de sucre ? Votre poids va diminuer, ainsi que vos fringales et votre fatigue. Et à vous la zénitude, la clarté d’esprit et la vitalité ! 

 

Le TOP 10 des actions à réaliser pour se désintoxiquer du sucre – des sucres                       

1. Prendre la décision

Pas besoin d’ajouter d’explications, cela ne dépend que de vous !

 2. La loi du tout ou rien

La seule façon de gérer une addiction physiologique est d’arrêter toute consommation. Un toxicomane ne peut pas se contenter d’une seule dose d’héroïne ou un fumeur, d’une seule cigarette.

Cessez de consommer toutes formes de sucre, de produits céréaliers et d’édulcorants artificiels, qui provoquent une augmentation des envies, ralentissent votre métabolisme, et conduisent au stockage des graisses.

Eliminez aussi les gras “trans” ou hydrogénés, c’est-à-dire les mauvaises graisses.

Idéalement, commencez par éviter pendant 10 jours les aliments transformés et cuisinez “maison” avec des produits frais. Vous n’en reviendrez pas du bien être que vous allez commencer à ressentir !

 3. Ne buvez pas vos calories

Toute forme de sucre « liquide » est à proscrire : sodas, thé ou café quand on y ajoute du sucre, boisson énergétique…

 4. Mangez des protéines

Protéines au déjeuner, protéines au diner et protéines au souper.

La composition de votre déjeuner est la clé essentielle pour l’équilibre de votre glycémie tout au long de la journée. Commencez donc la journée avec un déjeuner protéiné.

Mangez des noix, des graines, des œufs (fermiers, bio), du poisson, de la viande ou du poulet pour les protéines à chaque repas. Déjeunez à l’anglaise. Vous pouvez bien sûr évitez les « beans », tout le monde n’aime pas cela dès le matin…

 5. Mangez des légumes sans modération

Saviez-vous que les légumes « sont des glucides » ? Et que vous pouvez les consommer sans modération.

Là, vous allez me dire,  il y a un hic. Non, non vous avez bien lu, je vous parle bien évidemment des légumes : asperges, haricots verts, champignons, oignons, courgettes, tomates, fenouil, aubergines, avocats, artichauts, poivrons, etc. Les légumes contiennent du sucre mais nettement moins que les fruits.

Evitez cependant les pommes de terre, patates douces, les courges d’hiver, les betteraves et, bien sûr, les céréales.

6. Remplacez le sucre par des matières grasses saines

Vous avez peur de grossir ? Les bonnes graisses ne font pas grossir, le sucre oui.

Elles fournissent l’énergie nécessaire à votre organisme, alimentent vos cellules et votre cerveau. Vous devez consommer du bon gras.

Introduisez de bonnes graisses à chaque repas et collations y compris les noix et les graines (qui contiennent aussi des protéines), l’huile d’olive extra vierge, l’huile de colza, le beurre de noix de coco, les avocats, et les oméga-3 provenant des poissons gras.

7. Ayez une “trousse de secours” pour les petits creux

Ne vous retrouvez jamais dans une situation d’urgence pour ne pas succomber à une envie de manger en passant devant un distributeur de friandises ou un fast-food.

Ayez toujours avec vous une “trousse de secours” contenant une collation saine pour combler un petit creux. J’en ai toujours une avec moi, à vous de constituer la vôtre. Mais voici ce qu’elle pourrait contenir :

  • eau de noix de coco sans sucre ajouté

  • Amandes, noix, graines de courge

  • Myrtilles, framboises non sucrées

  • Viande séchée ou poisson fumé

8. Libérez-vous du stress

La réaction au stress provoque un véritable orage hormonal dans votre corps et libère du cortisol (hormone du stress) qui favorise le stockage des graisses abdominales.

Tout ce que vous avez à faire, c’est prendre une profonde inspiration en faisant une pause. Respirez lentement et profondément 5 fois. C’est tout. Faites le avant chaque repas et observez ce qui se passe.

9. Evitez de mettre le feu… je veux parler d’inflammation

Des études ont montré que l’inflammation déclenche des déséquilibres sanguins de sucre, résistance à l’insuline, le pré-diabète et le diabète de type 2.

La source la plus fréquente d’inflammation due aux aliments autres que le sucre, les céréales, et les gras trans, sont certaines sensibilités alimentaires : les coupables les plus communs sont le gluten et les produits laitiers.

Nous sommes souvent attirés par les aliments dont nous sommes intolérants ou allergiques. Si c’est le cas, évitez le gluten et les produits laitiers. Se passer d’eux n’est pas facile, mais après seulement 2 ou 3 jours, vous aurez une énergie renouvelée, le soulagement de vos fringales, et vous verrez bon nombre de vos symptômes disparaître.

10. Ne négligez pas votre quota de sommeil…Zzz

La fatigue nous pousserait à consommer des aliments réconfortants (plus gras et plus sucrés) qui ne sont pas forcément bons pour la santé. Mais elle aurait également des incidences sur le niveau des hormones. Les personnes qui ne dorment pas suffisamment sécrètent généralement plus de cortisol, (hormone du stress), ce qui a pour effet d’accroitre le stockage des graisses au niveau abdominal.

De plus, le manque de sommeil est associé à une fluctuation de la sécrétion de deux hormones responsables de l’appétit et de la satiété, rappelez-vous, les acteurs ghréline et leptine.

Le manque de sommeil entraîne donc une augmentation de la sensation de faim avant le déjeuner et le diner. Il est associé à une augmentation des apports caloriques de 22%.

Même s’il n’est pas si facile de se désintoxiquer du sucre, le jeu en vaut la chandelle. Vous améliorerez votre santé et votre silhouette va s’affiner en 10-15 jours seulement.

Les différents types de sucres

Pas toujours facile d’évaluer la quantité de sucre consommée quotidiennement ni même sa provenance. Car il y a :

  • le sucre dit " visible " : c’est la cuillère de sucre en poudre ajouté dans le yaourt ou le café par exemple,

  • le sucre dit " naturel " : il est présent à l’état naturel dans certains aliments (le fructose dans les fruits, le lactose dans le lait et le maltose dans les céréales),

  • le sucre dit " caché ": il est ajouté lors de la fabrication de nombreux produits courants (viennoiseries, chocolat, gâteaux, jus de fruits…), et vous pouvez aussi le retrouver dans les plats préparés salés (les tranches de jambon, la charcuterie…).

Décrypter les étiquettes.

Même quand on a l’habitude de vérifier la composition des aliments que l’on achète, il n’est pas toujours évident de déchiffrer les informations à disposition. Le meilleur exemple de ce manque de clarté est le sucre.

Ne croyez pas que l’absence de la mention « sucre » signifie que le produit n’en contient pas. Notre meilleur ennemi se cache quasiment partout et sous différentes appellations.

Sachez également que les produits bios ne sont pas forcément épargnés. Lisez les étiquettes avant d’acheter !

Voici une liste qui vous permettra de le repérer.

A garder sous la main…

 

Les autres noms du sucre 

  • Acésulfame de potassium / acésulfame K / E950 (édulcorant)

  • Agave

  • Amidon

  • Aspartame (édulcorant)

  • Caramel

  • Cassonade

  • Concentré de jus de fruit

  • Dextrine, dextrane

  • Dextrose

  • Extrait de malt d’orge

  • Fructose

  • Glucose

  • Galactose

  • Isomalt (édulcorant)

  • Isomaltulose hydrogéné (édulcorant)

  • Jus de canne à sucre

  • Lactitol (édulcorant)

  • Lactose

  • Maltodextrine

  • Maltose

  • Mannitol (édulcorant)

  • Mélasse

  • Miel

  • Néotame (édulcorant)

  • Saccharine (édulcorant)

  • Saccharose

  • Sirop

  • Sirop d’agave

  • Sirop d’amidon, amidon modifié

  • Sirop de canne à sucre évaporé

  • Sirop de caroube

  • Sirop de datte

  • Sirop d’érable

  • Sirop de fructose

  • Sirop de maïs (ou sirop fructose-glucose ou isoglucose)

  • Sirop de malt

  • Sirop de riz

  • Sirop de sorbitol (édulcorant)

  • Sirop de sorgho

  • Sirop de polyglycitol (édulcorant)

  • Sirop d’érable

  • Sorbitol (édulcorant)

  • Sucralose (édulcorant)

  • Sucre (logique !)

  • Sucre de Turbinado (édulcorant)

  • Sucre inverti

  • Xylitol (édulcorant)

Xylose

Attention aussi aux sucres de datte, jus de fruits, jus de raisin, jus de pomme…

Les termes légaux utilisés sur les étiquettes

Que signifient les termes légaux utilisés sur l’étiquette ? 

« Glucides totaux » : spécifie amidon, sucres, polyols 

« Sans sucre » au singulier : spécifie que le produit ne contient pas de saccharose (= sucre industriel) sous aucune forme ; il peut cependant contenir des sucres simples comme le fructose, le glucose ou le lactose. 

« Sans sucres » au pluriel : spécifie que le produit ne contient aucun des sucres simples : ni saccharose (= sucre ordinaire qui est un sucre double) ni fructose, ni glucose, ni lactose 

« Avec édulcorant(s) » : spécifie que le produit contient un ou des édulcorant(s) autorisés (polyols et/ou édulcorants acaloriques)

« Avec sucre(s) et édulco­rant(s) » : spécifie que le produit contient à la fois du sucre (au singulier) ou des sucres (au pluriel) et un ou des édulcorants autorisés (polyols et/ ou édulcorants acaloriques). 

Une confiture préparée avec du glucose ou des sucres issus de fruits (moût de raisin, concentré de pomme…) ou simplement confite dans ses fruits serait une confiture sans sucre (au singulier), mais n’a pas droit à l’appellation de confiture parce qu’elle ne contient pas de saccharose, de sucre industriel. Ce sont des « préparations de fruits, délices de fruits » … 

Bon à savoir également, les ingrédients sur une étiquette sont classés selon leur quantité dans le produit. C’est-à-dire, si le sucre arrive en 2ième position, c’est qu’il y en a beaucoup (sûrement trop) dans l’aliment.

En conclusion, le sucre, l’histoire d’une drogue contemporaine ?

Le sucre et nous, c’est une longue histoire, faite de plaisir et de confiance.

Pourquoi ? Nous avons une appétence innée pour le sucre. Dès notre naissance et nos premières expériences gustatives, nous avons naturellement aimé et recherché le sucré. Certains pensent même que ce phénomène est lié à notre évolution darwinienne : il n’existe aucun aliment sur Terre qui contienne du fructose (sucre) et qui soit vénéneux ou toxique. Donc, quand nous mangeons quelque chose de sucré, un signal ancestral nous rappelle que c’est un aliment sûr.

Le sucre joue sur notre humeur car lorsqu’il est consommé, il entraîne une production d’endorphines libérées par le cerveau et appelées « les molécules du bonheur ».

Voilà pourquoi on met en avant le chocolat, les glaces, les pâtisseries, les produits sucrés comme des produits « réconfortants ».

Mais plus on en mange, moins on est heureux et plus on en a besoin. Le plaisir laisse alors place à la dépendance et à l’obsession, nous ne sommes plus vraiment « en contrôle », nous sommes accros.

 

Il est actuellement interdit et illégal de donner de l’alcool à un enfant, de lui proposer une cigarette ou un rail de cocaïne. Pourtant, il est plus qu’accepté et admis d’inonder leurs produits alimentaires de sucre. Ce sucre qui aura les mêmes répercussions addictives qu’une drogue !

Même constat pour nous, les « adultes ». Sans oublier qu’en plus de ce sucre, une alimentation trop grasse, trop salée, trop pauvre nutritionnellement, etc. tue bien plus de personnes chaque année que les drogues ne le feront jamais.

Il y a de grandes chances pour que le sucre occupe une place beaucoup plus importante dans votre alimentation que vous ne le pensez.

Lorsqu’on entend parler de notre surconsommation de sucre, nous avons l’impression de ne pas être concernés car nous ne voyons pas physiquement le sucre que nous consommons. Le piège c’est qu’il est caché et en plus, il est PARTOUT. Presque tous les produits transformés sont déjà préalablement sucrés.

Cependant, il ne faut pas culpabiliser en mangeant un peu, de temps en temps, du sucre, le tout est d’apprendre à bien « consommer sucré », mais en toute conscience. Donc quand vous mangez du sucre c’est votre choix et non que vous ne soupçonniez pas en manger !

 

Comment aller dans un meilleur sens ?

En accord avec la Santé publique, le secteur de l'alimentation et de la distribution s'est fixé pour objectif de réduire de 5% les calories présentes dans les produits alimentaires raffinés. Les trois grands distributeurs, Colruyt, Delhaize et Carrefour, ont modifié la composition de 3.300 produits sans trop en altérer le goût. De la sorte, 363 tonnes de sucre ont disparu des produits des marques de ces distributeurs.

C’est un pas dans la bonne direction mais il faudra persévérer.

De votre côté, soyez curieux et lisez les étiquettes, cela vous permettra d’être informé et conscient de tout le sucre qui vous entoure. C’est un début de prise conscience qui vous aidera à faire les changements d’alimentation dont vous avez besoin. Et vous expérimenterez aussi l'effet positif sur votre corps d'une consommation sans ou réduite en sucres.

Il faut du coup rééquilibrer les repas avec des protéines, des fibres et de bons gras.

Et pendant ce temps, il est important de faire attention à ses intestins. Parce que ce qu'on mange crée la flore bactérienne intestinale... bonne ou mauvaise…en n’oubliant pas que les intestins ont un impact sur le cerveau…

Réduisez votre consommation de sucre volontairement, c'est dur, mais c'est faisable ! Et ça va vous donner un regain d'énergie fan-tas-tique ! 

Tout n’est qu’une question d’éducation du palais, et vous êtes largement capable d’y arriver !

 

 

REFERENCES :
Eklablog.com (Vaché-Dioux-Bonnier)
Mercola.com
Bien manger pour mieux vivre
Fitsister.fr
Zen-n-diet.com
E-monsite.com
Je mange je mincis.fr
Le palais savant.fr
Je clique naturel.be
Rtbf.be
7 sur 7.be
La nutrition.fr
Familles santé prévention.fr

 


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