L’alimentation paléo, revue version 21ème siècle.

A l’heure où, dans notre monde, nous devons vivre à 100 à l’heure, l’alimentation n’est pas notre principale préoccupation.
Mais prendre un peu de temps pour être à l’écoute de notre corps peut nous épargner beaucoup de désagréments.

C’est pourquoi je veux vous parler de l’alimentation – et non de régime – paléo, dont à peu près tout le monde connait les grandes lignes.

D’abord, il ne faut pas se tromper, ce n’est pas une nourriture basée sur l’ingestion de quantités énormes de viande. Au contraire, nos ancêtres avaient une alimentation diversifiée ; et selon les dernières études scientifiques, on a même retrouvé des grains d’amidon (dans le tartre des dents) chez l’homme de Neandertal, donc des glucides !!!

Pour rappel, la base de leur alimentation était de la viande maigre (gibier issu de chasse), du poisson, des coquillages, des œufs, des fruits, des baies, des légumes, des racines, des noix, des graines. Donc des protéines (en dominance), des lipides, très peu de glucides, des fibres, des vitamines, des minéraux et autres micronutriments, sous leurs formes brutes et surtout non raffinés !

Ils ne connaissaient ni les laitages, ni le sucre et le sel ou encore les céréales (l’agriculture et l’élevage n’existant pas à cette époque…), ce qui les protégeaient contre les maladies de notre civilisation (obésité, cholestérol, diabète, hypertension…). De plus, ils avaient de grandes dépenses physiques (déplacements, chasse), alors que nous sommes devenus sédentaires, reléguant aux oubliettes la plupart du temps toute activité physique. Tous ces éléments leurs ont permis un équilibre pour une bonne santé.

Notre mode de vie a évolué ainsi que l’offre et la diversité alimentaire, mais notre santé, quant à elle, est bien loin d’être aussi bonne que celle de nos ancêtres. Les habitudes alimentaires actuelles sont le produit de notre époque et du marketing omniprésent. Ces soixante dernières années ont vu l’explosion des sucres, on en trouve partout, sous diverses formes.

Ils sont à l’origine de maladies inflammatoires, du candida albicans (champignon qui peut se développer au niveau intestinal et vit de glucides), nourrissent les cellules cancéreuses, etc… Avec les féculents, qui sont devenus pour la plupart d’entre nous la base de l’alimentation quotidienne, on a vu des maladies telles que l’obésité, le diabète, les pathologies cardiovasculaires, l’hypertension… exploser !!! Les sucres raffinés (transformés) et naturels (féculents) en excès sont le point de départ de toutes ces maladies métaboliques.

Petit rappel…

Notre corps dépense naturellement de l’énergie. Cette énergie se compte en calories et chaque aliment possède une valeur énergétique exprimée en calories. Si l’on mange trop de calories et que nous ne pouvons pas les utiliser, nous stockons cette énergie sous forme de graisses. Si par contre, nous dépensons plus d’énergie que celle apportée par ce que nous mangeons, nous allons brûler nos stocks de graisses.

Avec l’alimentation paléo, il n’y a pas vraiment de limites caloriques (nos ancêtres ne passaient pas leur temps à les comptabiliser…), mais attention, il ne s’agit pas de n’importe quelles calories : ce sont celles issues des aliments les plus riches en nutriments essentiels (protéines maigres, lipides de bonne qualité, fibres, vitamines et minéraux, oligoéléments) et non celles provenant des céréales et autres sucres raffinés, pas vraiment essentielles.

Creusons un peu…

  • Les glucides et le sucre en général, n’ont rien d’indispensables et nous pouvons vivre sans en manger, ce n’est pas un macronutriment essentiel. C’est, si nécessaire, un carburant qui brûle vite (stocké sous forme de glycogène au niveau musculaire), une source d’énergie immédiate, indispensable uniquement si nous avons une activité physique intense. Si nous ne bougeons pas ou peu, il sera stocké sous forme de graisse.

En ce qui concerne les glucides pour la pratique d’un sport de façon intensive, référez-vous à la nutrition spécifique de l’entraînement du sportif (charge en glycogène, équilibre acide-base, indice glycémique des aliments, charge optimale en protéines, lipides, glucides…)

  • Quant aux éléments apportés par les lipides ou la graisse, ils ne peuvent pas être produits par le corps, c’est donc un macronutriment essentiel. Si vous en manquez ou si les graisses que vous mangez sont de mauvaise qualité, votre santé en pâtit. Par exemple, le gras provenant d’un fast-food n’aura pas les mêmes qualités qu’une huile d’olive extra vierge. Pour une activité physique de fond, qui demande de l’endurance, ce sont les lipides qui fourniront l’énergie nécessaire et permettront de tenir la distance.

Nos ancêtres étaient des brûleurs de graisses (prédécesseur, nomade - endurance) et nous sommes devenus des brûleurs de glucose (successeur, humain 21ième siècle - sédentarité), engendrant le cycle infernal de la reine des hormones, j’ai nommé l’insuline. La perte de masse grasse résultant du mode de vie paléo étant un effet collatéral, je pense que vous ne me contredirez pas si je le qualifie de sacré bon effet collatéral !!!

Les bienfaits du mode de vie paléo

  • Augmente la satiété grâce à sa richesse en protéines, en bonnes graisses et en fibres. Quand on mange mieux, on grignote moins…
  • Favorise un bon transit intestinal, grâce aux fibres.
  • Maintient l’équilibre acido-basique de notre corps, contrairement à l’alimentation de notre époque, qui est très acidifiante.
  • Effet positif sur les maladies de notre civilisation ; réduit les maladies cardio-vasculaires, le diabète, l’obésité, etc…
  • Pas de carences nutritionnelles, à l’exception peut-être de la vit D. Mais qui n’est pas carencé sous nos latitudes ? Prévoir un bon complément.
  • Un bon ratio oméga-6 et oméga-3, alors que nous consommons beaucoup trop d’oméga-6, ce qui provoque des maladies inflammatoires, diminue la protection cardio-vasculaire et l’efficacité du système immunitaire et favorise l’obésité.
  • Quant au calcium, pas besoin de se gaver de produits laitiers (surtout entier et gras), on en trouve dans bon nombre de fruits et légumes, fruits à coque, herbes aromatiques ainsi que dans l’eau de boisson.
  • La consommation de glucides est illimitée pourrait-on dire…lorsqu’ils proviennent de fruits et légumes à faible index glycémique ! Mangez les fruits entiers, surtout pas bus en jus et oubliez les smoothies tellement tendance, ce sont des bombes de sucre !
  • Un meilleur bien-être : le paléo, c’est plus qu’une alimentation, c’est un mode de vie. En fuyant les aliments transformés et autre malbouffe, non seulement on perd du poids sans effort mais on déborde d’énergie, fini les coups de pompe après avoir mangé et le mal être des kilos en trop.

Conclusion

L’alimentation paléo est donc saine et naturelle et permet de se sentir en bien meilleure forme, sans être affamé et frustré psychologiquement. Grâce à sa teneur en bonnes calories, en protéines et en graisses de bonne qualité, sa teneur minimum en glucides, son apport de fibres, vitamines et sels minéraux, son bon apport en oméga-3, et en limitant (ou en éliminant, selon le choix) les aliments auxquels notre système digestif et immunitaire n’est pas vraiment programmé : glucides (issus de céréales et produits transformés), produits laitiers (surtout entier, gras), légumineuses, viandes grasses, sel à foison, alcools forts.

On n’est pas obligé de suivre cette alimentation à 100%, mais :

  • en faisant les meilleurs choix alimentaires, nous pouvons nous approcher au plus près de cette façon de se nourrir, le but n’étant pas de tout supprimer, de ne pas tomber dans le sans gluten – lactose – sel (sauf si nécessité ou si c’est votre choix)
  • en s’accordant des repas ou des journées de détente alimentaire (fréquence raisonnable bien entendu !), pas besoin d'avoir peur de toute sortie ou tout écart. Les résultats sont fonction des habitudes alimentaires que l’on met en place au quotidien, pas des écarts occasionnels ou programmés que l’on se permet.
  • en y allant étape par étape, à son rythme, chacun faisant ses choix en toute conscience, on peut considérablement améliorer sa qualité de vie, en jouissant d’une très bonne santé ainsi que d’une excellente condition physique.

Prenez soin de votre corps, vivez, ne survivez pas…à méditer !!!


Pour plus de renseignements sur ce mode de nutrition, les aliments à consommer, leurs quantités et la mise en place de cette alimentation pour un effet optimum sur votre santé, n’hésitez pas à me contacter et à prendre rendez-vous.


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