Le café, aspect santé et séduction de l’or noir…

En provenance d’Ethiopie, de Colombie, du Brésil, d’Afrique ou encore d’Inde, ce bienfait originel fait partie intégrante de notre vie : on en boit à la maison, au boulot, au resto, à emporter…

Nous sommes devenus de véritables accros à ce précieux liquide qui nous permet de partir « bon pied, bon œil » le matin.

Mais quels sont ses effets sur notre santé ?

Pendant de nombreuses années, le monde médical nous a mis en garde contre les effets préjudiciables du café : il augmentait la pression artérielle, pouvait provoquer des ulcères ou même un diabète.

Mais les nombreuses études (japonaises, allemandes, anglaises, américaines) et leurs avancées ont permis de remettre en cause ces allégations santé.

Le café, consommé avec modération - 3 à 4 tasses par jour – pourrait vraiment être bénéfique pour notre santé : en réduisant le risque de développer un diabète de type 2, un AVC, la maladie de Parkinson, Alzheimer, diminuer le risque d’avoir certains cancers (foie, colorectal, prostate), diminuer le phénomène de goutte, augmenter l’activité bienfaisante des bonnes bactéries de notre flore intestinale, ou même avoir un effet protecteur contre la dépression.

Alors, le café est-il vraiment bon pour notre santé ?

Le mélange naturel d’antioxydants que sont  les polyphénols, de flavonoïdes (molécule végétale provenant des fruits, fleurs ou feuilles d’une plante), de fibres, de lipides, de vitamines et de minéraux composant les grains de café, s’associent pour neutraliser les effets négatifs de la caféine. C’est cette dernière qui, ingérée de façon isolée, peut avoir un effet préoccupant sur la santé.

L’alliance de ces différents éléments naturels contenus dans les grains de café, en fait d’ailleurs, un bienfait nutritionnel.

Savez-vous que, une tasse de café contient autant d’antioxydants que deux oranges ou cinq pommes ? Quand on sait que ces merveilleuses molécules, en luttant contre les radicaux libres, nous aident dans la prévention des maladies qui accompagnent le vieillissement, c’est tout bénéfice pourrait-on dire.

D’un point de vue nutritionnel cependant, si vous y ajoutez lait, crème, sucres, édulcorants et autres sirops et arômes, vous passez à côté de ses bienfaits et cela risque de nuire à votre santé.

L’apport calorique d’une tasse de café s’en trouve fortement augmenté, au lieu des +/- 3 kcal par tasse, on peut dépasser les 150 kcal…

Qu’en est-il alors de la caféine ?

En fait, c’est son utilisation qui va déterminer si la caféine peut être nocive ou non.

Elle va provoquer un « coup de fouet » en bloquant l’action normale de l’adénosine. Celle-ci est une molécule qui favorise la somnolence et le sommeil, en baissant l’activité nerveuse et en ralentissant la fréquence cardiaque.

En stimulant le système nerveux, la caféine nous permet d’être plus éveillé, alerte et d’avoir une meilleure concentration. Mais elle n’améliore pas les performances physiques directement, attention à ne pas se tromper.

Par ailleurs, elle va augmenter la production d’adrénaline qui provoquera un pic d’énergie dans notre organisme, élevant le niveau d’attention, ce qui est le but recherché.

Cela explique pourquoi, certaines personnes sensibles à la caféine la supportent mal, et ont des difficultés à s’endormir si elles en consomment le soir.

Etant rapidement absorbée, il n’y a pas d’accumulation dans l’organisme, donc l’effet est temporaire.

Elle provoque cependant une véritable addiction et nécessitera un sevrage progressif si l’on désire arrêter de boire du café.

Le taux de caféine varie selon les grains, leurs variétés, leur provenance, les méthodes utilisées pour la torréfaction, selon la mouture et l’infusion. Un café filtre ou percolateur par exemple, contiendra plus de caféine qu’un expresso, le temps d’infusion (écoulement goutte à goutte) étant sensiblement plus long.

La marque du café peut jouer un rôle également ainsi que son intensité.

Certaines personnes peuvent présenter des symptômes tels que des crampes d’estomac, des palpitations cardiaques…qui sont généralement attribués à la caféine alors que, celles-ci présentent plus sûrement une « sensibilité » ou intolérance aux différents composants produits pendant la torréfaction des grains (exemple, des huiles brûlées). C’est pour cela qu’il est important de consommer du café de bonne qualité, torréfié selon les meilleures techniques.

Par contre, le café double l’absorption du glucose, en bloquant son transport vers la membrane de l’intestin, ce qui diminue fortement son taux au niveau sanguin et a donc, un effet positif sur le diabète de type 2.

Il faut également mettre à mal une vieille croyance : boire du café ne diminue pas le taux d’alcool dans le sang, seul le foie peut débarrasser le corps de l’alcool absorbé, ce qui prend un certain temps…

La « nocivité » du café est aussi fonction de l’âge, du mode de vie, de l’alimentation, de sa fréquence de consommation, si vous êtes fumeur.

Il peut provoquer de l’insomnie, de la nervosité, augmenter la tension artérielle (dans ce cas, évitez le café filtre ou percolateur), de la tachycardie, des migraines, de l’acidité gastrique et même de la diarrhée.

Plus on en boit, plus l’effet « excitant » est amplifié, on peut alors manquer de recul par rapport à ce que l’on fait et se fatiguer plus vite car on est plus dispersé.

Vous pourriez dès lors, remplacer une tasse de café par un thé vert, qui contient également de la caféine, mais elle est assimilée plus lentement par l’organisme, l’effet étant moins fort sur le moment.

Et le décaféiné alors ?

Pour extraire la caféine du grain de café, il y a soit des procédés chimiques utilisant des solvants organiques ou du CO2 liquide, soit un procédé naturel utilisant de l’eau à haute pression.

Cette dernière technique tend à remplacer les procédés chimiques pour des raisons de santé, ceux-ci laissant des traces résiduelles de solvant, sauf si vous voyez une mention « sans solvants » sur l’étiquette.

La décaféination n’est jamais totale, on retrouve toujours d’infimes quantités de caféine dans le déca (pour être considéré déca, ce café doit être sans caféine à 99,9%).

Le décaféiné garde les mêmes propriétés que le café en termes de prévention de maladies métaboliques et neurodégénératives.

Cependant, on peut noter quelques effets néfastes :

  • une étude américaine a noté une augmentation du taux d’acides gras responsables du mauvais cholestérol (LDL) s’il est bu en grande quantité.

  • étant plus acide, les personnes ayant des ulcères, brûlures d’estomac et reflux gastrique doivent faire attention à ne pas aggraver ces symptômes en s’appuyant sur le fait qu’il soit déca pour en boire plus.

  • du fait qu’il n’est jamais totalement décaféiné, il a une action légèrement stimulante, donc personnes sensibles attention. Pas de nervosité ni d’augmentation du rythme cardiaque cependant.

Par contre, il évite la dépendance à la caféine et permet dès lors d’éviter les symptômes désagréables du sevrage, c’est-à-dire maux de tête, nausées, somnolence, irritabilité.

Si vous refusez de boire du déca par crainte du mauvais cholestérol mais que vous mangez des quantités déraisonnables de sucres raffinés et mauvaises graisses, il faut peut-être revoir vos priorités. Tout est toujours une question d’équilibre, comme chacun le sait, l’excès nuit en tout, pensez « modération ».

Quel(s) moment(s) doit-on privilégier pour boire un bon café ?

Je ne peux pas démarrer la journée sans mon café !!!

Combien de fois entendons-nous cette phrase dès le matin…

Eh bien oui, il existe des moments à privilégier pour boire son café et en retirer un maximum d’efficacité.

Selon un chercheur américain en neuroscience, il faut tenir compte de l’action d’une hormone ayant un rôle clé dans notre organisme, le cortisol.

C’est cette dernière qui stimule l’éveil et la libération d’énergie dans notre corps à partir de ses réserves. Son efficacité est maximale entre 8h et 9h, entre 12h et 13h et entre 17h30 et 18h30, ce rythme pouvant légèrement varier d’une personne à l’autre.

Votre café aura donc un maximum d’effet si vous le buvez quand le taux de cortisol est bas, c’est-à-dire en dehors de ces heures et en attendant le pic suivant.

Et si vous avez besoin de la sacro sieste de l’après-midi, la caféine étant absorbée par le corps dans les 15-20 minutes qui suivent son ingestion, elle ne devrait pas nuire au repos dont vous avez besoin.

Quelques infos complémentaires

Nous l’avons compris, la caféine augmente notre métabolisme. Elle serait efficace avant un entraînement sportif, en permettant la mobilisation rapide d’énergie nécessaire au démarrage d’une séance. Après le sport, par contre, elle gênerait le processus de reconstruction musculaire.

Les femmes enceintes ne devraient pas dépasser 200mg de caféine par jour, ce qui correspond à +/- 2 tasses de café.

Quant aux crèmes amincissantes, toutes les crèmes qui veulent avoir une action sur le « gras » contiennent de la caféine, l’important étant la concentration de cette dernière dans les crèmes.

Il n’y aura pas de miracle cependant, votre cellulite ou bourrelets de gras ne disparaîtront pas aussi facilement, mais ces crèmes amélioreront l’aspect de votre peau, et le fait de vous masser pour la faire pénétrer ne sera que bénéfice pour votre circulation, en ayant un effet légèrement drainant.

En conclusion…

A chacun de le consommer sans excès ni trop dénaturé.

Car pour la plupart d’entre nous, le café, c’est un allié. Il a du caractère, de l’intensité, du corps, il est chaud, généreux, savoureux, réconfortant, convivial, son parfum nous transporte…

Et quand ce « petit noir » se la joue façon séduction à l’image de George Clooney, incarnation de la tout aussi célèbre marque dont je tairai le nom…, je pense pouvoir dire que le café n’en a pas fini de nous charmer…

Alors, un bon café ? What Else…


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